Ce que je pense.

Il s’agit des résultats du rapport de la revue scientifique baptisés « Santé planétaire » du centre de recherche britannique, « The Lancet  » qui cite la République Centrafricaine (RCA), le Tchad, le Niger, le Burkina Faso, la Somalie et l’Afrique du Sud parmi les pays du monde qui comptent plus de « décès liés à la pollution atmosphérique ».

Pour beaucoup de centrafricains qui ont consulté l’article du journal écologique, www.afrik21 qui évoque ce rapport et alerte sur la pollution atmosphérique en Afrique, il y lieu de réagir contre cette analyse.

Personne ne conteste que la RCA subit les conséquences du changement climatique à l’instar des autres pays du globe, mais ne disposant pas d’industries, « l’air que respire le peuple n’est pas pollué » comme dans les pays industrialisés.

Pareillement, les villes centrafricaines ne sont pas de grandes agglomérations. C’est dire que le résultat de la recherche de « The Lancet » est discutable.

Bien que le pays importe d’Europe des véhicules et autres matériels polluants et que les feux de brousse ainsi que la gestion des poubelles sont nocifs pour l’atmosphère et l’être humain, peuvent-ils faire autant de dégât en Centrafrique comme le prétend la revue scientifique britannique ?

Un rapport -douteux- qui doit néanmoins nous interpeller :

Bien que des doutes persistent sur ce rapport de la revue scientifique britannique et de « The Lancet », il y a lieu que les responsables politique de la RCA améliorent la condition de vie sanitaire du peuple. La qualité de vie des centrafricains s’empirent surtout que des familles partagent leurs quotidiens à côté de décharges publiques qui ne sont pas enlevées et brûlées alors que leur fumée est toxique.

Aussi, « la putréfaction engendre des odeurs incommodantes et vapeurs irritantes, susceptibles de provoquer des phénomènes allergiques voire des pneumonies. En effet lors de la putréfaction, les ordures ménagères dégagent des gaz toxiques, comme l’hydrogène sulfureux, le méthane, le dioxyde de carbone… « De récentes études ont montré que les décharges paraissaient impliquées dans la survenue de malformations génétiques, parmi des enfants nés de parents résidant à moins de 3 km d’un site.

Rappelons que selon l’OMS, l’insalubrité de l’environnement tue chaque année 3 millions d’enfants dans le monde », avait indiqué Lancet dans l’une de ses recherches publiées en 2003. L’article interpelle aussi le Ministère de l’Environnent qui devra affirmer ou infirmer l’enquête de la revue britannique et sensibiliser les centrafricain sur la gestion des ordures et autres éléments qui polluent l’atmosphère.

Junior Max Endjigbongo