Le ministre des finances et du Budget, Hervé Ndoba, et avec ses côtés, les cadres de son département et le directeur des douanes, Fréderic Théodore Inamo, a visité ce lundi 12 septembre les travaux de construction de l’hôtel des douanes et du port sec de pk 26, route de Boali. L’objectif de cette visite selon le membre, c’est pour s’assurer de l’état d’avancement de ces travaux.

Depuis son accession à la magistrature suprême de l’Etat, le président de la République Faustin Archange Touadéra, a fait de la modernisation de l’administration financière l’une de ses priorités. Après la construction de l’hôtel des impôts, le gouvernement s’emploie à la construction de l’hôtel des douanes et le port sec de pk 26 en vue d’accroître la performance dans la mobilisation des ressources financières de l’Etat.

L’hôtel des douanes est construit sur un espace de 1800 km² à proximité du département des finances. Cet immeuble est destiné à recevoir la nouvelle direction générale des douanes, les directions centrales et les services centraux. Ceci pour permettre aux cadres et agents des douanes de travailler dans des meilleures conditions pour qu’ils accomplissent leur mission première qu’est la mobilisation des ressources financières de l’Etat.

Un satisfecit du ministre des finances et du budget, Hervé Ndoba, qui s’est déplacé pour s’enquérir de l’évolution des travaux. « Lorsqu’on demande aux soldats de l’économie de pouvoir faire des efforts et de mobiliser plus des recettes, il faut mettre à leur disposition des moyens qu’il faut. Ils doivent travailler dans des conditions requises afin qu’ils répondent aux exigences que le gouvernement leur a assimilé. Cet édifice participe à la mise en œuvre des moyens que le gouvernement entend mettre à la disposition de l’administration douanière », a indiqué le ministre Hervé Ndoba.

Les travaux de construction du port sec de Pk 26 sur la route de Boali vont aussi bon train.

Le site du port sec de PK 26 permet au gouvernement d’avoir un meilleur encadrement des flux des camions de marchandises en provenance du Cameroun à travers l’axe Douala-Bangui. Pour le ministre Hervé Ndoba, la mise en service de ce port sec permettre au gouvernement d’arrêter les fraudes au sein de l’administration douanière. « Le port sec de PK 26 a pour objectif de pouvoir encadrer le flux des camions des marchandises que nous recevons en provenance d’autres pays. Sa mise en service va nous permettre d’avoir un meilleur encadrement de ce flux des marchandises de façon à nous permettre de nous assurer que toutes les marchandises qui arrivent sur notre territoire soient contrôlées afin de limiter voire arrêter définitivement les cas de fraudes que nous constatons sur les camions qui entrent sur le territoire centrafricain et qui ne font pas toutes les procédures douanières. Je suis très satisfait de l’état d’avancement des travaux. Tout est presque prêt et la sécurité y est aussi. Nous envisageons déjà démarrer l’exploitation partielle de ce port sec à partir du 1er octobre », ajoute-t-il.

Pour lutter efficacement contre les fraudes, des GPS seront installés pour contrôler le flux des marchandises. Des services de l’Etat qui sont nécessaires à la gestion des recettes : services douaniers, des services du ministère des commerces et du département des petites et moyennes entreprises seront déportés surplace au port sec de 26. 

La construction de ce port sec est la démonstration du partenariat public-privé. Selon le ministre des finances et du budget, Hervé Ndoba, l’hôtel des douanes et le port sec de PK 26 devraient normalement être opérationnels dans pas plus de deux mois. 

La mise en services de ces édifices constitue un début de solution à la lutte contre les fraudes au sein de l’administration douanière et permettra au gouvernement de renflouer le compte unique du trésor public pour faire face aux dépenses de la souveraineté : le paiement régulier de salaire, de pension, de bourse et la construction des services sociaux de base pour l’amélioration des conditions de vie de la population.

Pétrus Namkoina