Renforcer la lutte contre les discours de haine susceptibles de conflits avant, pendant après le referendum constitutionnel pour le maintien de la paix en RCA était au menu d’une rencontre de Rhosyns Zalang Ngatondang, Président Coordonnateur Pays de l’ONG l’Association, Jeunesse en Marche pour le Développement en Centrafrique (AJEMADEC) avec les professionnels des medias le jeudi 13 juillet 2023 en son siège à Bangui.
Expert national en prévention des discours de haine susceptible de conflits et président Fondateur de l’ONG AJEMADEC est un cadre spécifique qui fait habituellement la promotion d’une communauté centrafricaine paisible, inclusive, équitable, et démocrate dans laquelle toutes personnes sont protégées et encouragées à réaliser pleinement leur potentialité dans le respect des droits humains.
Le Président Coordonnateur Pays de l’ONG AJEMADEC Rhosyns Zalang Ngatondang a fait sa déclaration en ces termes:
«Chers compatriotes, vous conviendrez avec moi qu’à là sortie de crises militaro-politiques de 2013, nous nous sommes mobilisés comme un seul peuple à travailler pour la paix et son maintien durable dans notre très beau pays, la République Centrafricaine. Cette paix retrouvée aujourd’hui, même si elle est bien encore relative, est le fruit des efforts de toutes les filles et tous les fils de Centrafrique unis et indivisible sans distinction ethnique, culturelle, religieuse et sociopolitique. Cependant, force est de constater avec beaucoup de regret, que dans ces derniers temps nous assistons à une montée délibérée des discours d’incitation à la haine, des désinformations et des appels à la violence par certaines filles et certains fils de Centrafrique faisant suite à l’appel au référendum constitutionnel par le président de la République, Chef de l’État Faustin Archange Touadera en date du 30 juillet 2023, dont il est urgent d’interpeller tout le monde sur la nécessité des valeurs inconditionnelles de la paix centrafricaine en construction et de dire ensemble stop à ces discours de haine et ces désinformations.
C’est pourquoi, au nom de la population centrafricaine digne, respectée, unie, indivisible et surtout sans voix dans le présent contexte sociopolitique, sécuritaire et économique très difficile que traverse notre pays, la RCA, il est aujourd’hui question d’inviter tous les acteurs politiques à savoir les progressistes, les conservateurs et les centristes, les groupes politico armés et les leaders d’opinions publiques au strict respect du peuple centrafricain dans leurs différents discours respectifs. Parce que l’heure n’est plus aux discours de haine et aux désinformations mais le peuple désormais suit des discours patriotiques et constructifs pour la paix, la non violence et le développement en Centrafrique. Pour votre gouverne, comprenez que le peuple centrafricain n’aspire qu’à une paix durable, une éducation méritée et adaptée, une suffisance alimentaire durable, un travail descendre et une sécurité bien renforcée.
Ici peuple centrafricain uni dans sa diversité ethnique, culturelle et régionale veut rappeler à l’opinion nationale et internationale que si des progressistes, des conservateurs, des centristes et des groupes politico-militaires sont sur la scène politique centrafricaine aujourd’hui, c’est parce que le peuple centrafricain existe et que ce peuple, propriétaire de la démocratie centrafricaine, mérite du respect et de considérations d’où son adhésion à la célébre citation ci-après : «Vous pouvez tromper quelques propositions centrafricaines tout le temps, vous ne pouvez tromper tout le peuple centrafricain tout le temps.
Enfin le peuple centrafricain n’est pas Violent et donc travaillons pour la paix et le développement de notre très cher beau pays, naturellement Havre de paix, au lieu de passer tous nos temps en appelant aux violences et la destruction tandis que les autres avancent ».
En effet, cette déclaration intervient au moment où la campagne référendaire est lancée et qu’on observe des messages violents, incitant à la haine et aux violences.
Ces messages de haine et parfois violents sont véhiculés par des responsables politiques de part et d’autre, relayés par des réseaux sociaux et à travers les messageries.
La Centrafrique a connu des années sombres de son histoire où les violences verbales ont conduit ce pays au bord du génocide au pire moment de la crise entre 2013-2015.
Ce pays d’Afrique centrale reste encore fragile et risque de nouvelles violences verbales qui pourraient détruire le tissu social dans le pays. Avec l’appui de la communauté internationale, des acteurs de lutte contre les discours de haine et l’incitation à la violences ne cessent de se mobiliser pour barrer la route à ce fléau qui fait mal plus que les armes dans ce pays.
Dorcas Bangui Yabanga

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