À l’aube du lancement du championnat national, le président de la Fédération centrafricaine de volleyball, Docteur Paul Cressent Beninga revient sur les enjeux majeurs de la discipline, les défis à relever et les perspectives de développement, sans oublier les préparatifs de la deuxième édition du Championnat des nations. Dans cet entretien exclusif, il livre sa vision pour redynamiser le volleyball en Centrafrique et renforcer sa compétitivité sur la scène nationale et internationale.

Oubangui Medias : Docteur Paul Cressent Beninga, bonjour! Vous êtes le président de la Fédération Centrafricaine de Volleyball. Le championnat national redémarre ce 12 avril. Quel est l’état de la préparation et des équipes pour cette organisation ?

Docteur Paul Cressent Beninga : Bonjour ! Il faut dire que ce championnat qui redémarre le 12 avril 2026, c’est la reprise de nos activités au niveau de la Ligue de Bangui. Il faut rappeler que pendant près de 3-4 ans, nous n’avons pas organisé de championnat. Et quand nous sommes élus le 25 janvier 2025, nous avons lancé un championnat qui s’est déroulé en phase unique, au sortir duquel nous avons organisé un play-off qui a été remporté par le club ZARASCLO. Et donc, c’était un championnat qui nous a permis de remettre les machines en marche. C’est un championnat qui nous a permis de rattraper l’année 2024-2025. Et donc, après cela, il va falloir remettre totalement l’ensemble des machines en marche permet de concevoir ce programme qui cette fois-ci aura la phase allerBdu championnat aura et il y’aura la phase retour, un play-off à l’issue duquel un club champion va être désigné. Et donc en ce qui concerne l’état des préparatifs, je puis vous rassurer encore une fois que tout se passe bien.

Nous avons enregistré 7 clubs, le club de Zarasclo, le club Faca, le club VB7, UVC, le club des abeilles de Boy rabe, le club Padre Pio et le club Saint-Jean don bosco. Un programme est déjà disponible et ce programme permettra qu’on aille jusqu’au début du mois de juin pour la phase aller. Aussitôt après, les athlètes auront un petit moment de repos, peut-être une semaine et enchaîner avec la phase retour. Le championnat se jouera à l’INJS, à l’Omnisport. Et le terrain de la Maison des Jeunes de Castor est choisi comme le terrain plan B. En cas d’indisponibilité des aires de jeu, nous serons obligés de jouer à la Maison des Jeunes de Castor. Voilà ce que je peux vous dire au sujet de la première question.

Oubangui Medias : M. le Président, la RCA s’apprête à accueillir la deuxième édition des championnats d’Afrique des Nations, dames et Messieurs en juin 2026, que représente cet événement pour le pays ?

Docteur Paul Cressent Beninga : Cet événement témoigne de ce que, au niveau international, on recommence à faire confiance à la Fédération Centrafricaine de Volleyball. Je rappelle en passant qu’avant que je n’arrive, ça fait 27 ans que l’équipe nationale centrafricaine, dames et messieurs, n’a pas participé à des compétitions internationales de volleyball indoor. L’année passée, nous avons participé au championnat des nations zone 4 à Brazzaville. C’est ce qui nous a permis de briser ce mythe. Et notre détermination à prendre part à ce championnat a permis à ceux qui nous observent à l’international de comprendre que il y a quelque chose qui se fait et qu’il va falloir apporter un soutien et porter un regard là-dessus. Et c’est pour ça qu’on nous a confié ce championnat qui est un championnat qualificatif de la Coupe d’Afrique des Nations qui se jouera au Congo en septembre.

Si notre équipe nationale, réussit à se qualifier, ce sera pour la première fois. Et donc nous allons jouer la CAN  au Congo, au Congo RDC au mois de septembre. Donc nous sommes là en train de préparer les équipes afin qu’elles puissent prendre activement part et représenter valablement notre pays lors de ce tournoi.

Oubangui Medias : M. le Président. Concernant les préparatifs logistiques et techniques, est-ce que pour cette compétition, tout est déjà prêt ?

Docteur Paul Cressent Beninga : Alors, on ne va pas dire que tout est prêt. Au plan technique, je peux vous dire que nous sommes à 50% prêts parce que ça fait près de deux mois que les athlètes sont en stage bloqué. Nous avons dans le cadre du programme In Pow Men de la fédération internationale de volleyball bénéficié d’un Appui d’entraîneur de niveau 3, un expert FIBB qui est là depuis 2 Mois et une de ses tâches consiste principalement à travailler avec nos équipes nationales de mieux préparer les athlètes et nous observons de net progression, on ne peut que saluer cela, et souhaite que cela puisse porter ses fruits.

Au plan infrastructure nous y travaillons, nous pensons qu’il est important de jouer cette compétition a l’omnisport, nous avons procédé au traçage de terrain , nous sommes en train de travailler la dessus et d’ici la fin de ce mois l’omnisport sera disponible à accueillir les matchs de volleyball, mais il faut ni noté qu’il faut les moyens, nous avons saisi le ministère de tutelle, qui a son tour a saisi le ministère des Finances, nous attendons que les fonds soit décaisser, pour nous permettre de donner un coup d’accélérateur à tous nos travaux y relatives.

Oubangui Medias : M. Le président, si vous avez un message à l’endroit des partenaires, des amoureux de volleyball, Quel est votre message ?

Docteur Paul Cressent Beninga : C’est un message de soutien. Ce n’est pas seulement financier, nos athlètes s’entraînent au lycée des martyrs, et bientôt ils vont repartir à l’omnisport, la présence des autorités est nécessaire afin d’encourager nos athlètes, nous avons aussi besoin de matériel pour s’entraîner, surtout les moyens financiers pour la récupération des joueurs, actuellement la fédération Centrafricaine de volleyball ne dispose pas de moyens financiers, car la fédération n’a pas de subvention et sollicite nos compatriotes à s’intéresser d’avantage au volley-ball et d’être présent pendant les matchs pour pousser les athlètes à donner le meilleur d’eux-mêmes .

Oubangui Medias : M. Le président je vous remercie !

Docteur Paul Cressent Beninga : c’est moi qui vous remercie !

Interview réalisé par Charlemagne Nzembe