La 4e édition du concours de plaidoirie, organisée par le Centre d’Études Juridiques Africaines (CEJA), s’est achevée le 21 février dernier. La finale, qui opposait deux établissements, a été remportée par le lycée Pie XII devant le lycée Barthélémy Boganda, sur un score très serré de 100/120 contre 99/120.
Ce résultat illustre le niveau remarquable de la prestation de l’équipe du lycée Pie XII qui, rappelons-le, avait été repêchée pour accéder aux demi-finales. Les candidats se sont pleinement investis pour convaincre le jury, présidé par le ministre d’État à la Justice, Dr Arnaud Djoubaye Abazène.
Pour se qualifier en finale, les deux établissements avaient respectivement éliminé les lycées Technique et Gobongo. À l’issue des délibérations, le lycée Pie XII a été officiellement déclaré champion national du concours de plaidoirie.
Abdoul Sarah, élève au lycée Pie XII, n’a pas caché sa satisfaction après l’annonce des résultats. « Ma joie est immense après la délibération des membres du jury. Nous méritons vraiment cette victoire, que nous attendions depuis le début de la compétition. Nous remercions également notre encadreur, qui n’a cessé de nous prodiguer des conseils. Notre secret dans cette course, c’est la lecture, la recherche et la rigueur. Nous profitons aussi de cette occasion pour remercier le CEJA de nous avoir donné l’opportunité de présenter nos talents et notre argumentation oratoire. Félicitations à l’équipe perdante : elle n’a pas démérité, mais c’est la règle du jeu », a-t-elle affirmé.
De son côté, Samuel Beorofei, élève au lycée Barthélémy Boganda, estime que son établissement n’a pas démérité face à son adversaire. « Nous rendons gloire à Dieu, car c’est lui qui nous a donné la force d’arriver à ce niveau. Concernant notre défaite, il faut reconnaître qu’il s’agit d’une compétition avec ses règles : gagner ou perdre. Je tire mon chapeau à l’équipe gagnante, elle a mérité sa victoire », a-t-il déclaré.
Pour le Dr Ghislain Patrick Lessene, directeur exécutif national du Centre d’Études Juridiques Africaines (CEJA), les objectifs fixés ont été pleinement atteints. « Cette année, nous avons largement atteint notre objectif. Des élèves qui n’avaient aucune notion juridique, ni même une compréhension du droit à un environnement sain, sont désormais capables, en deux à trois mois, de débattre de concepts juridiques assez complexes et de faire preuve d’une grande capacité d’analyse à partir de cas fictifs », a-t-il expliqué.
Rappelons que ce concours s’est déroulé du 17 au 21 février 2026 à Bangui, autour du thème : « Droits de l’homme, cohésion sociale et moi ». Il a réuni plus de 24 établissements scolaires publics et privés. Arnold Ange Finmini

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