Lors d’un point de presse animé le vendredi dernier dans l’une des salles de la conférence du complexe sportif 20.000 places, une cinquantaine de personnel de l’office national de promotion et de gestion des infrastructures sportives publiques (ONAPSORTS), s’inquiète de l’avis de destruction de certains bâtiments mis en location par cet office.

Selon les délégués du personnel, c’est en date du 25 aout que le ministère de l’Urbanisme a lancé un ultimatum de 8 jours aux locataires de l’ONASPORTS de déguerpir. Il s’agit des bâtiments qui se trouvent dans l’enceinte du complexe sportif 20.0000 places, une situation qui risque de les envoyer en chômages.

« L’ONASPORTS ne bénéficie pas de subvention depuis sa mise en place à ce jour contrairement aux autres services de l’Etat », a indiqué ses délégués qui se sont regroupés dans un collectif pour défendre les causes de leurs pairs travailleurs de cet office.

Pour Blaise Dida délégué du personnel de l’ONASPORTS, la démarche entreprise pour le déguerpissement de ces occupants par le ministère de l’Urbanisme est illégale, les procédures ne sont pas respectées, aucun avertissement n’a été adressé aux locataires de l’ONASPORTS et ce malgré une correspondance qui a été envoyée par cet office demandant au département de l’Urbanisme de convoquer une réunion en vue de trouver une solution idoine à cette situation.

Mais jusqu’à lors, le ministère de l’Urbanisme n’a pas encore réagit : « si on fait aujourd’hui la somme de tout ce que l’Urbanisme a mis AD (A Démolir), cela peut avoisiner deux millions de FCFA de perte pour la caisse de l’ONASPORT, ce qui risque de jouer énormément sur son budget.

C’est la raison pour laquelle, le personne appelle le département de l’Urbanisme à trouver une solution pacifique afin d’éviter une situation catastrophique », a-t-il souligné.

La rédaction du journal Oubangui Médias n’a pas eu la réaction de la direction de l’ONASPORTS moins encore celle de l’urbanisme. Cependant, la question de mise en location des espaces sous la gestion de l’ONASPORT suscite toujours des interrogations alors que l’Etat en créant cet office ne lui a pas alloué un budget.

Christian-Stève Singa