Bangui Sporting Club en sept ans d’existence porte aujourd’hui très haut les couleurs de la République centrafricaine. Après plusieurs exploits et des moments de frustrations, Cyrille Damango, président du club a conféré samedi 11 mai 2014 avec la presse dans le but de présenter les activités réalisées et les projets à venir.

Le basketball centrafricain existe encore malgré les difficultés sur le plan infrastructurel. Le pays dispose des talents pour pouvoir espérer le renouveau du basketball centrafricain. C’est que démontre le club Bangui Sportif Club dans ses prestations.

Cyrille Damango est très optimiste pour son club. « Après tout ce qu’on a pu vivre depuis ces deux dernières années sur le plan national qu’international, je peux dire qu’on est aujourd’hui aguerri  et la suite de l’aventure ne pourra être que positive. Nous avons connu un parcours, nous avons vu des erreurs, nous allons capitaliser pour pouvoir avancer là-dessus. Le succès existe parce qu’on a des échecs. On reviendra beaucoup plus fort », a motivé le président de Bangui Sportif Club.

Il a par ailleurs donné des précisions sur la question de la gestion administrative de ce club, en soulignant que le contrat de tout le staff et des joueurs avait pris fin en novembre dernier. Il n’a pas manqué d’évoquer les contrats avec la coache Liz et certains joueurs. Pour le président, certains joueurs ont été payés d’autres seront satisfaits selon un programme mis en place. Cyrille Damango a toutefois déploré la volonté de certains joueurs contractuels de saboter son projet.

Quels projets pour le futur proche ?

En termes de projet au niveau de BSC, il est d’abord question de pouvoir professionnaliser davantage le club. « Elle va passer par plusieurs étapes. Déjà sur le plan organisationnel, il faut des gens dévoués 24h/24h à travailler pour le club. On veut avoir un fonctionnement encore beaucoup fluide et que les choses ne dépendent pas que de deux ou trois personnes. Cette professionnalisation du club passera aussi par la mobilisation de l’aspect financier. Le club cherche à avoir une autonomie financièrement afin de pouvoir mener à bien tous les projets car, le grand projet de BSC c’est d’avoir ses propres infrastructures pour permettre d’être à arme égale aux autres équipes qui ont la possibilité de s’entrainer à tout moment. C’est un projet qui a beaucoup avancé avec beaucoup de partenaires avec lesquels nous échangeons depuis presque un an », a souligné Cyrille Damango.

Il y a eu des demandes des supporters d’avoir les maillots et autres visibilités du club. Cyrille Damango tiens à rassurer le public que son équipe est en train de travailler dessus. « Je pense que d’ici le mois prochain, les supporters pourront avoir accès à la boutique en physique ou en ligne », a-t-il projeté.

Le président de Blanqui Sportif Club tient aussi à remercier toutes les personnes qui ont apporté leurs contributions à travers la cagnotte lancée en ligne. « Nous avons 1.400 euros (918.000 FCFA) de récolter en ligne, 15.000 FCFA au niveau d’Orange Money et 51.000 FCFA chez Telecel Money », précise-t-il.

Cyrile Damango dont son club espère toujours la qualification pour la phase finale de Kigali, déplore par ailleurs un climat non cordial qui prévaut entre son club et la fédération centrafricaine de Basketball. Son club est le premier voire l’unique qui recrute les joueurs expatriés pour renforcer son équipe lors des championnats au niveau national. Cependant, la Fédération a fait modifier une partie de ces textes, afin d’interdire cette possibilité, pourtant, mêmes les joueurs centrafricains évoluent dans les clubs à l’étranger.

Fridolin Ngoulou