La troisième édition du Salon national de l’entrepreneuriat féminin (SANEF) s’est ouverte ce lundi 9 mars 2026 à l’hôtel Ledger Plaza, à Bangui. C’est la Première Dame, Tina Marguerite Touadéra, marraine de cette édition, qui a officiellement lancé les travaux de cette rencontre visant à promouvoir l’entrepreneuriat féminin en République centrafricaine.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de l’invitée spéciale, Sefora Kodjo, venue de Côte d’Ivoire, ainsi que des délégations du Maroc, du Tchad, du Togo et du Cameroun. Plusieurs personnalités ont également pris part à cet événement, dont les représentants d’organisations internationales et de partenaires au développement, parmi lesquels la représentation de l’ONU Femmes en République centrafricaine ainsi que la Présidente de la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de la RCA (FAFECA), Portia Déya-Abazene, promotrice de ce Salon. La participation de ces institutions illustre l’importance accordée au développement de l’entrepreneuriat féminin comme moteur de croissance économique et de réduction des inégalités.
Un thème tourné vers l’innovation et le numérique
Placée sous le thème : « Entrepreneuriat féminin 4.0 : libérer le potentiel par l’innovation circulaire et les leviers technologiques », cette troisième édition du SANEF met l’accent sur l’importance des nouvelles technologies et de l’innovation dans le développement des entreprises dirigées par des femmes.
L’objectif est d’encourager les femmes entrepreneures à intégrer les outils numériques et les innovations technologiques dans leurs activités afin d’améliorer leur productivité, renforcer leur visibilité et accroître leur compétitivité sur les marchés locaux et internationaux.
Selon le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, Hypolite Robards Ngate, Président du Comité d’Organisation du SANEF, le choix de ce thème répond aux mutations économiques actuelles, marquées par la transformation numérique et l’évolution rapide des marchés.
Dans son intervention, il a expliqué que les entreprises doivent aujourd’hui s’adapter aux nouvelles réalités économiques. « Le choix de ce thème fait référence à l’innovation et au numérique. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde dominé par la technologie et l’innovation. Lorsqu’une entreprise produit ou transforme des biens sans intégrer ces outils, elle rencontre des difficultés pour répondre aux normes de production et pour promouvoir efficacement la qualité de ses produits », a-t-il déclaré.
Pour le membre du gouvernement, l’intégration des technologies numériques constitue un levier essentiel pour améliorer la compétitivité des entreprises féminines et faciliter leur accès aux marchés.
Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, la Première Dame Tina Touadéra la marraine de cet événement a souligné l’importance du SANEF dans la promotion de l’entrepreneuriat féminin en République centrafricaine. Elle a rappelé que l’entrepreneuriat féminin constitue un pilier du développement économique et social du pays. « Lorsque les femmes entreprennent, elles créent de la richesse, elles génèrent de l’emploi, elles renforcent la stabilité des ménages et elles contribuent directement à la cohésion sociale », a-t-elle affirmé.
Elle a également salué l’engagement des femmes centrafricaines qui, malgré les difficultés économiques et structurelles, continuent de développer des initiatives entrepreneuriales dans plusieurs secteurs d’activités, notamment l’agriculture, la transformation agroalimentaire, le commerce, l’artisanat et les services.
Par ailleurs, la Première Dame a lancé un appel aux investisseurs nationaux et internationaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin de soutenir davantage les initiatives portées par les femmes entrepreneures.
Elle a notamment plaidé pour la mise en place d’un incubateur dédié à l’entrepreneuriat féminin en République centrafricaine. « Cet incubateur devra être un espace d’accompagnement à la formalisation des entreprises, un cadre structuré de mentorat et de renforcement des capacités, ainsi qu’une plateforme d’innovation et de transformation digitale », a-t-elle expliqué.
Durant plusieurs jours, le Salon national de l’entrepreneuriat féminin propose un programme riche et varié destiné à renforcer les capacités des femmes entrepreneures et à favoriser les échanges d’expériences.
Au programme figurent notamment des panels de discussion, des conférences thématiques, des ateliers de formation et des rencontres entre entrepreneures, experts et partenaires économiques. Ces activités permettront aux participantes de partager leurs expériences, de découvrir de nouvelles opportunités de collaboration et de renforcer leurs compétences en matière de gestion d’entreprise, de marketing et d’innovation.
En parallèle, des stands d’exposition sont installés sur le site du salon afin de permettre aux femmes entrepreneures de présenter et de promouvoir leurs produits et services auprès du public. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir une diversité de produits locaux, notamment dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’artisanat, de la mode, de la cosmétique naturelle et de la transformation des produits agricoles.
Depuis sa création, le Salon national de l’entrepreneuriat féminin s’est progressivement imposé comme l’un des principaux cadres de promotion de l’entrepreneuriat féminin en République centrafricaine. Cette troisième édition confirme l’engouement successif et croissant des femmes pour l’entrepreneuriat et leur volonté de participer activement au développement économique du pays.
À travers cette initiative, la FAFECA et le ministère des Petites et moyennes entreprises sous parrainage de la première Dame, espèrent encourager davantage de femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat, tout en créant un environnement favorable à la croissance et à la pérennisation de leurs entreprises.
Cette troisième édition vise à promouvoir l’autonomisation des femmes à travers l’innovation, les technologies et de nouvelles opportunités économiques.
Gisèle Yassoungombi Gbézoua

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