Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République, Chef de l’État,

– Madame Brigitte Touadera, Première Dame de Centrafrique,

 En cette aube prometteuse de l’année 2026, au nom du Président du Haut Conseil de la Communication, actuellement en mission d’observation électorale en République sœur du Bénin, ainsi qu’en celui de l’ensemble de ses Conseillers, je vous adresse avec la plus grande solennité nos vœux les plus fervents. Que cette nouvelle année vous apporte, ainsi qu’à votre auguste famille, une santé d’acier, une prospérité éclatante, une longévité sereine et des succès retentissants.

Ces succès, Excellence, nous les souhaitons pour les innombrables projets que vous entendez impulser, véritables piliers du développement sociopolitique et économique de notre chère République Centrafricaine, ainsi que pour l’épanouissement de votre auguste famille.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État,

Depuis 2016, notre nation a connu des mutations profondes et des transformations salutaires sur les plans politique, social et économique, fruits de vos efforts inlassables et de votre vision audacieuse. Le chemin à parcourir reste long, certes, mais votre engagement indéfectible, votre détermination sans faille et votre leadership éclairé sont les garants de la pose des fondements d’un développement économique authentique, au service des populations qui vous ont renouvelé leur confiance lors de la première phase du processus électoral.

« Paris n’est pas fait en un jour. »

Cette maxime populaire résonne avec justesse. Votre parcours, Excellence, illustre cette sagesse : qui va doucement va sûrement.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État,

En dix années à la tête de l’État, votre Excellence s’est dévoué corps et âme à la promotion de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Preuve irréfutable de cet engagement, aucun journaliste n’a été embastillé pour délit d’opinion sous votre règne, un signe éclatant pour l’épanouissement de notre jeune démocratie. Le classement de Reporters Sans Frontières, qui témoigne de l’amélioration constante de la situation de la presse en Centrafrique, en est une illustration éloquente.

En 2017, la République Centrafricaine occupait 117e rang sur 180 pays membres de l’Organisation des Nations Unies.  Aujourd’hui, notre pays est classée 72ème.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État,

Durant votre mandature, les médias ont été érigés en priorité majeure de vos actions. De nombreuses initiatives ont été impulsées, parmi lesquelles l’instauration des déjeuners de presse, véritables espaces de dialogue où les professionnels des médias peuvent échanger directement avec vous sur les dossiers cruciaux de la nation.

Le Haut Conseil de la Communication vous prie de multiplier ces initiatives afin de mobiliser les moyens conséquents pour permettre aux médias d’assumer pleinement leur responsabilité sociale, comme ils l’ont démontré avec un professionnalisme exemplaire tout au long du processus électoral en cours.

C’est l’occasion, Excellence, de saluer et de féliciter chaleureusement les médias publics et privés qui ont accompagné, avec un sens aigu de responsabilité, la première phase du processus électoral, marquée par votre victoire éclatante dès le premier tour du quadruple scrutin du 28 décembre 2025, selon les résultats provisoires de l’ANE.

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Professeur Faustin Archange Touadera,

Le professionnalisme des journalistes centrafricains durant la campagne électorale mérite une juste reconnaissance, car toute peine mérite salaire, et nos journalistes méritent cette récompense. C’est pourquoi le Haut Conseil de la Communication saisi cette opportunité pour rappeler qu’à l’époque, Votre Excellence avait, instruit le Ministre de la Communication et des Médias de concéder une partie du Centre émetteur de Bimbo pour la construction de la Maison de la Presse et des Journalistes. Malheureusement jusqu’à ce jour cette instruction est restée lettre morte.

Le Haut Conseil de la Communication attend avec impatience le titre foncier pour engager des négociations avec nos partenaires, notamment la MINUSCA, qui s’était déjà montrée disposée à financer ce projet capital.

Une autre préoccupation majeure du Régulateur des Médias est la délivrance de la carte de presse. Un journaliste professionnel se distingue par ce document essentiel. Son absence crée une confusion flagrante entre les véritables journalistes, les influenceurs et les communicants qui, bien que non-journalistes, prétendent l’être.

Il est impératif de souligner que durant la campagne électorale, les appels à la haine, l’incitation à la violence, les injures et la désinformation observés sur les réseaux sociaux ont été majoritairement imputés aux journalistes citoyens, les communicants et influenceurs.

C’est pourquoi des actions concertées sont engagées avec le Parquet afin de mutualiser nos efforts dans la lutte contre la désinformation et les discours de haine, pour préserver la paix sociale, le vivre-ensemble et les fondements de notre démocratie, car cette catégorie socioprofessionnelle, distincte des journalistes, relève de la compétence du parquet et non du Régulateur des Médias.

En somme, le Haut Conseil de la Communication vous réitère ses vœux les plus sincères de santé inaltérable, de longévité bienheureuse et de succès éclatants dans l’accomplissement de vos lourdes missions et responsabilités au service de la République Centrafricaine.

Je vous remercie