L’ONG Bien-Être a organisé une session de formation de trois jours depuis le lundi 27 juillet jusqu’à mercredi 29 juillet à l’intention des acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), venus de différentes organisations de la société civile. Cette initiative visait à renforcer leurs connaissances sur les stéréotypes de genre, les mécanismes de prévention des VBG ainsi que les techniques de plaidoyer afin d’en faire de véritables relais de sensibilisation au sein de leurs communautés.

Former pour mieux agir contre les violences basées sur le genre

Réunissant plusieurs participants issus d’organisations locales, cette formation s’inscrit dans le cadre des actions de protection menées par l’ONG Bien-Être. Selon les organisateurs, l’objectif est de doter les acteurs communautaires des compétences nécessaires pour mieux comprendre les enjeux liés au genre et contribuer efficacement à la lutte contre les violences.

« Bien-Être est une organisation qui travaille dans le domaine de la protection et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Nous avons constaté que de nombreux acteurs sont engagés sur le terrain, mais manquent parfois de formation sur certaines thématiques. C’est pourquoi nous avons décidé de renforcer leurs capacités afin qu’ils deviennent eux-mêmes des agents de changement », a expliqué Marius Laga, chargé de programme de l’ONG.

Il a précisé que cette activité n’est que la première d’une série de formations prévues dans les semaines à venir. « Après cette première session, une deuxième puis une troisième formation seront organisées. Notre ambition est de multiplier les acteurs capables de sensibiliser leurs communautés et de dupliquer les connaissances acquises auprès de leurs collaborateurs », a-t-il ajouté.

Déconstruire les stéréotypes et promouvoir l’égalité

Durant les trois jours d’échanges, les participants ont été formés sur plusieurs thématiques, notamment les notions de sexe et de genre, les stéréotypes, l’égalité entre les hommes et les femmes, les violences basées sur le genre ainsi que les techniques de plaidoyer.

Pour les bénéficiaires, cette formation a permis de mieux comprendre certaines réalités souvent méconnues au sein des communautés.

« La formation a été bien structurée. Nous avons appris beaucoup de choses sur le genre, la parité et les violences basées sur le genre. Certaines notions nous étaient peu familières, mais aujourd’hui nous sommes mieux outillés pour sensibiliser d’autres personnes dans nos communautés », a témoigné Wayao Karol, membre du staff de l’ONG APDC.

Pour Azariel Djimosou  un autre participant, cette formation représente une opportunité de changement personnel et communautaire. « J’ai beaucoup appris sur les stéréotypes de genre et sur les violences basées sur le genre. Cette formation m’a permis de changer ma façon de voir certaines choses et de renforcer mes connaissances. À mon retour dans mon organisation, je compte partager tout ce que j’ai appris et organiser à mon tour des séances de sensibilisation », a-t-il affirmé.

À travers cette initiative, l’ONG Bien-Être entend contribuer à la réduction des violences basées sur le genre en misant sur la formation des acteurs locaux.

Charlemagne Nzembe