Alexandre Ferdinand Nguendet, l’ancien président du parlement de transition (CNT), ancien chef d’Etat de transition pendant deux semaines, entre en rébellion contre le président Faustin Archange Touadera. Il complète la longue liste des épines dans la chaussure du président centrafricain.

Au lendemain de la convocation du référendum constitutionnel par le président Touadera, l’homme politique qui vient de quitter la tête de son parti politique (RPR), dit vouloir répondu à l’appel des « Officiers libres des Forces Armées Centrafricaines pour libérer le peuple centrafricain du joug de la dictature ». Il donne au président Touadera jusqu’au 1er juillet pour quitter le pouvoir.

« Si Touadera refuse, je demande aux premières dames Brigitte et Tina, de quitter la résidence et de se mettre à l’abri…Laissez-nous deux à deux régler nos comptes avec l’armée nationale. La force qu’il veut là, il va la voir de ses propres yeux. », a lancé ce dernier dans une déclaration vendredi dernier.

Alors que Nguendet s’est montré conciliant, sa position à un moment donné était ambiguë, lui qui avait les prérogatives des anciens chefs d’Etat définies par une loi spécifique.

Finalement, comme François Bozizé, un autre ancien chef d’Etat, Alexandre Ferdinand Nguendet choisit la voix des violences, notamment des armes qui espérer accéder à la magistrature supérieure de l’Etat.

Alexandre Nguendet fait allégeance à la France et soutient une fois au pouvoir, il maintiendra « tous les accords de coopérations » signés avec les partenaires mais en dénonçant systématiquement les accords signés par la Russie.

Cette déclaration de guerre cache des intentions d’hommes politiques tombés en disgrâce et qui tentent aujourd’hui à faire tomber de force le président Touadera, en comptant sur la bénédiction des puissances occidentales pour parvenir à leurs fins.

Le gouvernement Centrafricain n’a encore dit mot mais des voix s’élèvent déjà pour dénoncer cette énième déclaration de geurre et tentative de faire tomber un pouvoir démocratique par les armes.

Aussi, bien qu’officiellement ils n’ont pas encore exprimé leurs positions, des proches de l’opposition approuvent cette déclaration et partagent largement sur les réseaux sociaux.

Un centrafricain averti, éprit de paix ne saurait tolérer une déclaration incendiaire tendant à déstabiliser les institutions.

La convocation du référendum constitutionnel en Centrafricain fera de toutes les façons monter les tensions entre la classe politique.

Jean Ngbandi