Communiqué de presse N°005/2024
Relatif à l’imposition des taxes sur les transactions par mobile money en République Centrafricaine
La Plateforme des Acteurs pour la Protection des Droits Numériques en Centrafrique (PAPDNC) est consternée de constater une augmentation de plus de 100% des frais de transaction par mobile Money sur l’ensemble du territoire. Il s’agit d’une imposition du Gouvernement aux consommateurs via les sociétés de téléphone mobile en Centrafrique.
Cette taxe de 1% s’ajoute à celle de 7% des frais de télécommunication décidée unilatéralement par l’Exécutif à travers l’Autorité de Régulation des Télécommunications et de la Poste (ARCEP), sans prendre en considération le faible pouvoir d’achat des centrafricains.
Aussi, la PAPDNC note que les sociétés de téléphonie mobile sont complices de la surtaxe en prélevant illégalement ces frais. Puis, malgré la réaction des consommateurs, le Gouvernement et les sociétés de téléphonie mobile n’ont pas communiqué sur les motivations de cette décision.
Face à cette situation, la PAPDNC proteste vivement contre cette nouvelle taxe imposée par le Gouvernement qui contribuera à nuire davantage à l’économie des ménages qui croupissent depuis plusieurs décennies à cause des crises multiformes.
En conséquence, elle demande instamment au Gouvernement de présenter des alternatives afin de soulager la population, au lieu d’imposer des charges excessives aux consommateurs.
Fort de tout ce qui précède, la Plateforme des Acteurs pour la Protection des Droits Numériques en Centrafrique demande :
1- Au gouvernement l’annulation des taxes sur les transactions mobiles Money et les 7% sur les coûts de télécommunications en Centrafrique ;
2- Aux sociétés de téléphonie mobile, d’arrêter ces collectes illégales sur la population ;
3- A tous les consommateurs de service mobile Money, de suspendre et de désactiver tous leurs comptes jusqu’à la satisfaction totale de ces exigences.
Par ailleurs, la plateforme constituée des entités légalement reconnues se réserve les droits de mobiliser la population devant l’ARCEP voire dans la rue pour défendre ses droits.
Bangui, le 7 avril 2024
Coordonnateur
Fridolin Ngoulou
Tel : 236 72 07 65 51/ 236 75 53 73 25/ 236 70 80 91 11. E-mail : fridolinngoulou@gmail.com

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