Le règlement intérieur du parlement centrafricain l’autorise à contrôler l’exécutif dans sa fonction. Cet exercice démocratique a pour but de donner la l’attitude au gouvernement de se prononcer sur les sujets bouillon de l’actualité. Ce mercredi 21 décembre 2022, le gouvernement centrafricain a été interpellé par les élus de la nation pour apporter une réponse aux différentes préoccupations qui touchent le quotidien des centrafricains.

Le premier ministre Félix Moloua et son gouvernement étaient devant le parlement centrafricain pour apporter des réponses aux préoccupations des élus de la nation surtout en ce qui concerne la recrudescence des violences contre la position des FACA à l’intérieur du pays notamment à Bossangoa et Bambari. Même si ces attaques n’ont pas coûté la vie aux forces de défense et de sécurité,  celles-ci constituent une menace contre l’intégrité du territoire national. A cela s’ajoute l’explosion de colis piégé contre un haut responsable russe en RCA dans la journée du 16 décembre dans son bureau.

Ces situations interpellent les élus de la nation qui sont censés contrôler et interpeler l’exécutif sur les dispositions mises en place pour assurer la sécurité du peuple centrafricain.

Une vingtaine de députés se sont inscrits pour poser des questions sur les sujets qui étaient à l’ordre du jour. A savoir les attaques contre les positions des FACA, les incendies à répétition, le cas patent est celui du siège de l’Union Européenne, l’exagération du prix de la carte de séjour des étrangers vivant en RCA fixée par l’entreprise Al-Madina ainsi que la flambée des prix de carburant.

Dans leurs interventions, ces députés n’ont pas passé par quatre chemins pour accuser le gouvernement centrafricain d’être en connivence avec l’entreprise Al-Madina qui selon eux, défie les textes juridiques nationaux. Sylvain Maradji, député de kouango 2, déplore la montée de l’insécurité dans la commune de Nzangba qui empêche les activités agricoles dans cette zone. Toujours selon lui, cette situation profite aux pays voisins qui viennent acheter à bas prix des kilogrammes du café. Il plaide aussi pour le déploiement des enseignants dans sa circonscription, qui, depuis la rentrée scolaire 2022, les établissements scolaires sont quasiment désertiques.

Pour sa part, le député de Bimbo III, Joseph Bendounga pointe un doigt accusateur contre le Chef de l’État Faustin-Archange Touadera d’accorder un laissé-allé à l’entreprise Al-Madina de piétiner les lois nationales.

Dans sa réponse à toutes ces préoccupations, le chef du gouvernement centrafricain Félix Moloua a indiqué que, la lettre de cette interpellation est arrivée à son bureau le mardi à 16h, heure locale. Donc il était difficile pour lui et son gouvernement de recouper toutes les informations en ce qui concerne la société Al-Madina, mais promet de revenir ultérieurement avec des réponses adéquates.

Soulignons que sur la question de l’insécurité dans certaines villes de nos provinces, le Premier ministre Félix Moloua a souligné que les FACA qui sont déployées à l’intérieur du pays œuvrent pour le retour définitif de la paix dans le pays. Il n’est pas aujourd’hui question d’accuser ces vaillants soldats pour leurs déterminations et dévouement.

Il est important de préciser que cette interpellation est intervenue après des multiples attaques contre les positions des FACA à Bossangoa dans l’Ouham et Bambari dans la Ouaka.

Le fait qui a débordé la vase est celui de colis piégé contre le haut responsable de la maison russe en RCA le 16 décembre 2022 dernier avant d’être évacué en Russie pour des soins appropriés.

L’un des sujets qui étaient à l’ordre du jour est celui de l’inflation des prix du carburant au bord des routes. Malgré cette persistance, le chef du gouvernement ne s’est pas prononcé. Son silence a suscité une vive réaction du côté de certains élus de la nation à l’exemple de Joseph Bendounga qui a insisté de prendre la parole pour montrer son indignation aux réponses du Premier ministre Félix Moloua. Aujourd’hui tous les yeux sont rivés vers le gouvernement pour la sécurité totale du pays et la fourniture du pays en carburant. 

Depuis le début d’année, la fourniture en carburant est devenue très complexe. Les stations services ont arrêté de fonctionner à cause de la rareté de carburant.

Christian Steve SINGA