La Libye est sous le choc après la mort de Saif al-Islam Kadhafi, survenue le mardi 3 février 2026 à son domicile de Zintan. Selon plusieurs sources, il aurait été assassiné par un commando de quatre individus dont l’identité et l’origine restent inconnues. Ce crime a provoqué une vive émotion et déclenché des manifestations dans plusieurs villes du pays. La famille du défunt réclame justice afin que les auteurs présumés répondent de leurs actes.
L’Afrique continue de perdre ses élites, et la Libye en particulier est une nouvelle fois endeuillée. En effet, dans la journée du mardi 3 février, un drame a frappé le continent, plus précisément le peuple libyen. Saif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, tué en 2011, a été froidement assassiné à son domicile. Selon certaines informations, les assaillants auraient d’abord détruit les caméras de surveillance installées dans la résidence avant de commettre leur forfait.
Après la mort de son père, Saif al-Islam Kadhafi était considéré par une partie de la population comme une figure capable de contribuer au redressement du pays. De nombreux Libyens le voyaient comme un candidat sérieux aux prochaines élections. Cet espoir s’est cependant transformé en cauchemar avec son assassinat.
Cette situation a entraîné de fortes mobilisations à travers le pays, tandis que des voix s’élèvent à l’international pour dénoncer les ingérences étrangères sur le continent africain. La famille Kadhafi, notamment Aïcha Kadhafi, sœur du défunt, inconsolable, réclame justice pour la mort prématurée de son frère. Elle affirme que les mêmes acteurs qui ont contribué à la mort de leur père seraient également responsables de l’assassinat de son fils.
Dans ce contexte, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a condamné cet assassinat en déclarant : « Nous condamnons ce crime dans les termes les plus fermes. Il est impératif qu’une enquête approfondie et transparente soit menée sans délai et que les responsables soient traduits en justice. »
Sur le continent africain, Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo-Brazzaville et président du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye, a également condamné cet acte qu’il qualifie d’odieux.
Les obsèques de Saif al-Islam Kadhafi ont eu lieu le vendredi 6 février, après la prière, au cimetière de Bani Walid, où il a été enterré aux côtés de son frère Khamis Kadhafi. Bani Walid est le fief historique de la tribu Warfalla, bastion traditionnellement pro-Kadhafi. Plusieurs milliers de personnes — partisans de l’ancien régime, membres de la tribu Warfalla, jeunes et anciens combattants — ont accompagné le cortège funèbre. Des images de Mouammar Kadhafi, père, et de Saif al-Islam Kadhafi, fils, accompagnées de drapeaux verts de l’ancienne Jamahiriya, étaient visibles tout au long de la cérémonie.
Certaines voix suggèrent une implication de l’OTAN dans ce drame, une hypothèse qui alimente de nombreuses interrogations : pourquoi les puissances étrangères continuent-elles de semer la terreur en Afrique ? Jusqu’à quand le continent pourra-t-il réellement jouir d’une indépendance pleine et entière ? Pourquoi le sort des dirigeants africains semble-t-il encore se décider en dehors du continent ? À quand la fin des souffrances des peuples africains ?
Caleb Zimango Bango

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