Grâce à l’appui financier de l’Union européenne et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le ministère des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche de la République centrafricaine dispose désormais d’un nouvel édifice administratif. D’un coût global de 1,08 million d’euros, soit environ 1,18 milliard de FCFA, l’infrastructure a été officiellement remise aux autorités le vendredi 27 février 2026 à Bangui.
Outre ce bâtiment administratif, le ministère a également bénéficié d’un appui matériel comprenant quatre drones et un véhicule de marque Land Cruiser, destinés à renforcer les capacités opérationnelles des services techniques sur le terrain.
Cette nouvelle infrastructure vient offrir un cadre de travail plus adapté au personnel du ministère et marque une étape importante dans le processus de modernisation de l’administration publique centrafricaine.
Situé dans la capitale Bangui, ce bâtiment moderne de type R+2, comprenant près d’une vingtaine de bureaux, répond aux besoins croissants d’un département stratégique pour l’économie nationale et la préservation de l’environnement. Longtemps confronté à des difficultés liées au manque d’espace, entraînant parfois la dispersion de ses services, le ministère dispose désormais d’un cadre de travail plus fonctionnel, susceptible d’améliorer l’efficacité et la coordination de ses missions.
Sur le plan infrastructurel, l’édifice se distingue par ses équipements modernes, ses bureaux spacieux et ses salles de réunion conformes aux standards administratifs actuels. Selon certains responsables présents à la cérémonie, qui ont requis l’anonymat, cette nouvelle infrastructure permettra d’améliorer les conditions de travail des agents et de renforcer la gouvernance dans les secteurs des eaux, des forêts et de la faune.
Dans son intervention, le ministre en charge des Eaux et Forêts a salué les efforts conjoints ayant permis la réalisation de ce projet. Il a notamment exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne et la FAO, pour leur appui constant au développement du pays.
Le membre du gouvernement a également souligné que la gestion durable des ressources naturelles constitue un levier essentiel pour le développement économique de la République centrafricaine, dont une grande partie du territoire est couverte de forêts riches en biodiversité. Il a par ailleurs rappelé la nécessité de lutter contre l’exploitation illégale des ressources forestières et la chasse abusive, qui demeurent des défis majeurs pour les autorités.
Pour les agents du ministère, l’espoir est désormais de voir cette modernisation se traduire par une mise en œuvre plus efficace des politiques publiques, notamment en matière de conservation, de gestion durable et de valorisation des ressources naturelles.
La remise de cet édifice s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large de reconstruction et de consolidation des institutions nationales, au service du développement et de la protection du patrimoine naturel centrafricain. BVIII Pappus Héritier

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