La tension politique au Sénégal inquiète presque tout le Continent et des voix se lèvent pour condamner  la dissolution du parti Patriote Africain du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fédération (PASTEF), d’autres parlent d’un soulagement pour la stabilité au Sénégal.

Malgré que le président Macky Sall ait décidé de ne pas briguer un troisième mandat, la tension est toujours tendue entre les autorités sénégalaises et le parti d’Ousman Sanko, le PASTEF.

Inculpé et écroué lundi dernier, Ousman Sanko pour au moins chefs d’accusations mais son parti parle d’un acharnement politique.

Dans un communiqué de presse rendu public par le ministre de l’intérieur sénégalais Antoine Dioma, celui-ci accuse l’opposant sénégalais d’être à l’origine de plusieurs appels à la désobéissance civile engendrant ainsi des troubles à l’ordre publique et des pillages. Le Sénégal, est un pays de droit où toutes les manifestations sont régies par des textes. Peut-on lire dans ce communiqué qui est sorti quelques heures après l’arrestation de Ousman Sanko.

Un soulagement pour certains sénégalais qui pensent que Ousman Sanko n’est pas un citoyen extraordinaire, il a le même droit que tout autre sénégalais.

La dissolution du PASTEF est-elle un coup dur pour les militants de ce jeune parti qui espèrent voir son leader à la tête du Sénégal l’an prochain ?

Cette décision risque de créer une nouvelle tension dans les jours à venir puisque le chargé de communication de PASTEF qualifie celle-ci d’injuste et demande aux militants de ce parti de résister à tyrannie de Macky Sall.

Selon lui, la décision n’obéit à aucune logique démocratique et exige la libération immédiate de Ousman Sanko.

Une décision qui risquerait d’avoir un impact sur la candidature de cette étoile montante de la jeunesse sénégalaise au mois de février prochain.

Lundi, le conseil des avocats de Ousman Sanko a annoncé que ce dernier a entamé une grève de faim pour dénoncer sa condition de détention mais cette grève est jusqu’à lors un non-événement pour le pouvoir de Macky Sall.

A l’allure où vont les choses, l’on craint une guerre civile qui risquerait de plonger le pays dans la majorité de la population estimé à 70% des jeunes dans une situation chaotique.

Le parti Patriote africain du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fédération (PASTEF) reste optimiste pour la présentation de son leader Ousman Sanko à la présidentielle de 2024. Ce parti compte faire recours à la cour suprême sénégalaise et la justice de la CEDEAO pour la libération d’Ousman Sanko.

Rappelons que ce dernier, a fait l’objet d’au moins trois procédures judiciaires aux mois de mars, juin et juillet dernier.

Christian Steve SINGA