Au cours de cette visite d’une semaine en terre centrafricaine, la Vice-présidente de Wildlife Conservation Society Program (WCS) Emma Stokes a pu rencontrer certains membres du gouvernement et le Premier ministre centrafricain Félix Moloua. Ces séries de rencontre ont pour but de renforcer la collaboration entre son organisation et les autorités centrafricaines. Une visite qui intervient dans un contexte où la cohabitation entre la population locale de Bamingui-Bangoron et le WCS n’est pas au beau fixe.  

Après ce tête-à-tête avec le Chef du gouvernement Félix Moloua, Emma Stokes, la Vice-présidente du WCS précise que cette visite l’a permis de partager la vision de cette organisation qui est de la protection des faunes au Nord-ouest de la RCA mais aussi de renforcer la collaboration entre le WCS et le gouvernement centrafricain.

« Comme vous le savez, le WCS est le partenaire du gouvernement dans le cadre de la protection des aires protégées. Nous avons un accord de collaboration pour la gestion des parcs de Bamingui-Bangoron, de Manovo-Gounda Saint Floris pour une période de 25 ans et nous sommes au début de ce partenariat. Donc ma mission ici c’est de rencontrer le partenaire qui est le gouvernement centrafricain afin d’échanger sur quelques défis. Aussi de travailler main dans la main avec la population en vue de leur trouver quelques activités génératrices de revenu», a souligné Emma Stokes, la Vice-présidente du WCS. 

L’aire protégée du Nord-est est une zone qui est vaste avec une superficie de plus de 100 km2. Elle regorge des différentes populations de faunes qui sont menacées par le braconnage. La mission de WCS, installé en 2018 pour un mandat de 25 ans est de réduire ces cas de braconnages dans cette zone.

Pour parvenir à sa mission, le WCS a fixé comme premier objectif de sécuriser la zone afin de permettre à la faune de revenir puisque lors des crises qui ont secouées le pays, plusieurs espèces ont dû quitter le pays.

Mais en quoi la présence du WCS est bénéfique pour l’Etat centrafricain et la population locale ?

Pour le ministre résident de la préfecture de Bamingui-Bangoran, Guismala Amza, le retour de ces espèces est bénéfique pour un pays comme la RCA : « Si la mission est ici c’est en ma qualité du ministre résident et vous savez que ces derniers temps  la cohabitation entre la population et le WCS était tendue que le gouvernement a déjà dénoué. Ils sont venus s’enquérir de la situation et pour jeter l’avenir pour la protection de ces aires protégées. Comme vous le savez, au niveau du parc bien avant l’installation de ce projet, la population locale dépendait totalement de ces projets. »

Il est important de souligner que grâce à l’implantation de cette organisation au Nord-est de la RCA certaines espèces comme l’éléphant, le lion, le buffle pour ne citer que ceux-là ont regagné les sites désormais protégés.

A cela s’ajoute le recrutement et la formation de près de 200 écogardes localement afin d’assurer la protection de ces parcs.

Selon l’agenda de Emma Stokes, la Vice-présidente du WCS va effectuer un déplacement à Bamingui afin de palper du doigt les réalisations faites par cette organisation dans ladite zone.

Christian Steve Singa