La grande manifestation anti-G7 organisée dimanche à Genève, autorisée par les autorités suisses, a dégénéré en affrontements violents.

Si la majorité des participants étaient pacifistes, des groupes radicaux, dont des sympathisants du Front Polisario, ont été observés à proximité immédiate d’une barricade en feu érigée par des manifestants cagoulés. Leur présence a été relevée dans le secteur des Nations, où les heurts ont été les plus intenses.

Selon les autorités locales, environ 600 individus violents, dont certains liés à des mouvances séparatistes, ont participé à des actes de vandalisme : incendie de véhicules, jets de projectiles, dégradations de bâtiments publics et privés, notamment ceux de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et du cabinet PwC. La police a dû recourir à des gaz lacrymogènes pour disperser les fauteurs de troubles.

Cette implication de membres ou sympathisants du Front Polisario dans des violences à Genève suscite des inquiétudes quant à la radicalisation de certains réseaux séparatistes et à leur participation à des actions perturbatrices sur le sol européen, sous couvert de mobilisations politiques.

Le Front Polisario est un mouvement politico-militaire fondé en 1973, qui revendique l’indépendance du Sahara, territoire marocain. Il est soutenu historiquement par l’Algérie et rejeté par de nombreux pays et organisations dont les Nations-Unies.

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