La Direction Générale de la police centrafricaine a annoncé samedi 10 juillet l’ouverture de deux autres sites d’identification des Cartes Nationales d’Identité (CNI), après une forte demande de la population.

Depuis plus d’une semaine, la direction des services de la Police judiciaire (DSPJ) est bondée des demandeurs de la CNI. Une longue queue s’observe tous les jours devant la DSPJ pour avoir accès au service d’identification et de la délivrance de la CNI. Il y’a une semaine, Oubangui médias avait publié un reportage réalisé dans ce service où nombreux sont des demandeurs qui exigent la décentralisation de ce service.

Cette demande croissante intervient au moment où la police nationale a lancé les opérations de contrôle de fouille dans plusieurs quartiers de Bangui. Lors de ces opérations, plusieurs centaines des sans-papiers ont été interpellés et conduits dans les commissariats de la capitale. Ceux-ci dépourvus de la pièce nationale d’identité ont réclamé la fluidité du service de la CNI.

Pour tout le pays, le seul centre de délivrance de la CNI est à Bangui. Pour en avoir, il faut se déplacer à des milliers de kilomètres pour s’enregistrer. Ce marché a été donné au groupe Al Madina qui a fixé le prix à 6500 FCFA en lieu et place de 4000 FCFA fixés par la loi des finances.

Le samedi dernier, la Direction Générale de la Police a annoncé la décentralisation des services d’identification. Un centre est créé au Commissariat Central et un autre centre au Commissariat du 8eme arrondissement de la ville de Bangui.

« La Population centrafricaine est désormais écoutée par la Police Centrafricaine à travers le besoin d’obtention des cartes nationales d’identité. Le Directeur général de cette institution nationale qu’est la Police, Commissaire divisionnaire Bienvenu Zokoue a procédé ce matin à la mise en œuvre des centres secondaires d’enrôlement des requérants de cartes nationales d’identité. Il s’agit du Commissariat central et du Commissariat du huitième arrondissement de la capitale qui sont retenus pour la première opération de désengorgement de la DSPJ, initialement reconnue pour cette tâche », a publié la police nationale sur sa page officielle.

Le lundi dernier, Oubangui Médias avait publié un reportage où les demandeurs de la CNI ont réclamé la décentralisation des services pour désengorger la DSPJ. Cette décision est  bien accueillie par la population qui n’attendait que cette décentralisation dans les commissariats de la capitale ainsi que l’ouverture des sites d’enregistrement dans les grandes villes de province.

Les crises à répétition dans le pays a occasionné la perte des pièces d’identité.  La délivrance de CNI a été suspendue depuis  près de 10 ans. Sa reprise a été une bouffée d’oxygène pour la population, mais l’espoir s’est vite effondré à cause des tracasseries avant l’obtention de cette pièce d’identité, surtout que le marché est confié à une société étrangère libanaise qui a pris énormément du retard avant de commercer à délivrer ce document. 

A défaut de cette pièce, nombreux sont ceux qui utilisent leur carte d’électeur , mais elle ne sert pas aux opérations bancaires.

Jean Ngbandi