L’équipe des chefs de mission MSF en Centrafrique, lors d’un café presse ce 10 février 2021 à Bangui a lancé des messages forts aux parties en conflits pour faciliter le déploiement de l’aide humanitaire aux personnes vulnérables.

Cette rencontre avec les professionnelles des médias intervient dans un contexte où le travail des humanitaires sur le terrain se confronte à de nombreux défis surtout sécuritaire. Les violences dans un contexte électoral depuis décembre 2020 ont paralysé les actions humanitaires dans le pays.

Cette rencontre a réuni des responsables de MSF Belgique Meini Nicolaï, MSF France Tristan Le Longueur, MSF Espagne Caroline Ducarme et MSF Hollande Fernando Galvan.

Pour MSF, les responsables de différentes parties en conflit devraient préserver la population civile. Les parties devraient aussi garantir l’accès aux soins, la protection de la mission médicale et l’inviolabilité des soins.

« L’aide humanitaire ne devrait pas être affectée par le conflit en Centrafrique », a déclaré Caroline Ducarme, chef de Mission MSF.

Pour cette organisation médicale en Centrafrique, la vraie crise c’est celle silencieuse liée à la santé de la population. Le non-traitement des cas de paludisme, du VIH/Sida, le non accès aux vaccins, constituent une véritable crise silencieuse que le pays devrait s’attaquer.

Depuis les premiers combats armés en décembre 2020, MSF affirme avoir pris en charge plus de 280 blessés de guerre dans les structures de santé et du ministère de la santé et de la population. Plusieurs cas ont été pris en charge à Bangui, Bossangoa, Bambari, Bangassou, Paoua, Bouar, Carnot, Batangafo et Bria. Certains cas d’ailleurs ont été référencés dans ces structures.

L’équipe médicale MSF a effectué des interventions d’urgence à Bouar, Bossembele, Boali, Damara, Dekoa, Grimari et Ndu en République Démocratique du Congo auprès des réfugiés centrafricains.

Fridolin Ngoulou