Le ministre d’État en charge de la justice, de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, garde des sceaux, Arnaud Djoubaye Abazène s’est entretenu vendredi 5 avril 2024 dans la cour de cassation avec les agents pénitentiaires récemment intégrés dans les services pénitentiaires au département de la justice sur le respect de la déontologie de leur travail avant la prise des différents postes. Ces deux cents quatre-vingt-cinq (295) agents nouvellement intégrés sont composés de cinquante de contrôleurs et deux cents quatre cinq surveillants.

En rappel, lors de la rentrée judiciaire 2023-2024, le président Touadéra avait instruit officiellement le gouvernement d’enclencher l’examen des dossiers des agents pénitentiaires. Ainsi, par un arrêté, le gouvernement a effectivement intégré trois cents jeunes diplômés dont deux cents quatre-vingt-quinze agents pénitentiaires dans la fonction publique pour le compte du ministère de la justice, de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance.

Avec cette intégration, le ministre d’Etat Arnaud Djoubaye Abazène a ordonné le redéploiement des agents pénitentiaires à leurs postes respectifs de surveillance, de greffe, d’intendance et de production pénitentiaires dans les services centraux et établissements pénitentiaires.

Le membre du gouvernement dans son discours a insisté sur leurs droits et le secret professionnel : « Les fonctions auxquelles vous venez d’être nommés, ne pourront revêtir de sens que par votre engagement et votre prise de conscience, des responsabilités qui seront désormais les vôtres. Je veux insister sur les trois devoirs essentiels du fonctionnaire au sens large, que sont le respect du secret professionnel, le devoir de réserve et le devoir d’obéissance hiérarchique, lesquels vous obligent respectivement à ne point divulguer la moindre information, dont vous auriez eu connaissance dans le cadre de l’exercice de vos fonctions ».

Il a profité de cette occasion pour attirer l’attention des agents pénitentiaires sur les mauvaises pratiques qui minent les établissements pénitentiaires tels que l’utilisation de certains compatriotes en conflit avec la loi comme objets de raquettes, des permissions de visites monnayées, de l’exercice illicite de commerce voire de produits prohibés.

Signalons que dans les mois à venir, il y aura la cérémonie de port de galons et de prestations de serment. Le nombre des agents pénitentiaires en Centrafrique est totalisé à quatre cent un  (401) agents. Mais le besoin reste persistant.

Milca Bissidi