Les étudiantes en sciences juridiques de l’Université de Bangui ont été sensibilisées, le 28 janvier 2026, à embrasser la profession de la magistrature. Cette initiative est portée par les membres de l’Association des Femmes Magistrates de Centrafrique.

C’est autour de cette thématique  intitulée, la promotion des métiers de la justice à l’endroit des étudiantes en droit, que les responsables de l’Association des Femmes Magistrat et Juge de Centrafrique ont entretenu avec ces apprentis juristes.

Pour Margueritte IZAMO présidente de cette association, c’est l’insuffisance des femmes dans ce corps de métier, qui a attiré l’attention des membres de leur organisation, « Dans le corps judiciaire, nous nous sommes rendu compte qu’il n’y a pas assez de femmes. Alors qu’il y a certaines procédures qui nécessite la présence d’une femme magistrat. Prenons par exemple les dossiers de la  succession, de divorce, de viol… si c’est une femme magistrat qui traite un tel dossier, vous allez voir la teneur de la décision. C’est pourquoi il faut plusieurs femmes dans le milieu de la magistrature. » A-t-elle remarqué

«L’objectif de cette session de formation est de booster les étudiantes à s’intéresser à la profession de la justice. Nous les femmes magistrats, sommes là  aujourd’hui pour  motiver ces dernières, à embrasser ce corps professionnel. C’est vraiment important de promouvoir les femmes dans le métier de la magistrature, parce que la plupart des femmes sont incorruptibles. Elles résistent à la corruption. C’est dans cette lancé que nous voulons à ce que les femmes soient en nombre dans ce métier, pour réduire le taux d’inégalité dans ce secteur. » Souligne-t-elle

Joynice KOZON l’une des participantes se dit très réjouit de prendre part à cette formation « Je suis très contente de prendre part aujourd’hui à cette session de formation, organisée par les membres de l’association des femmes magistrat de Centrafrique. Tout ce que j’ai appris dans cette session, m’a donné l’envie d’embrasser la profession du magistrat. Une fois dans ce milieu, je ferai de mon mieux pour défendre la cause des innocents. Car le socle de la paix se repose sur la justice. » A-elle-déclaré

« J’invite mes paires étudiantes en science juridique qui n’ont eu la chance de prendre part à cette formation, de se donner au travail et d’embrasser le métier de la magistrature. » A-t-elle lancé comme appel

Cette session de formation initiée par les membres de l’Association des Femmes Magistrats et Juges de Centrafrique (AFMJC) en faveur des étudiantes de la faculté de Droits de l’université de Bangui, a vu la participation financière de l’ambassade de France en Centrafrique.                    

Carlos Watou