Quelques jours après la publication d’un article dénonçant la dégradation avancée de plusieurs axes routiers de la capitale, notamment l’avenue Conjugo dans le 2e arrondissement de Bangui, les choses semblent enfin bouger. L’entreprise qui avait réalisé les travaux sur ce tronçon, au niveau du quartier Sango, a de nouveau entrepris la réhabilitation de cette chaussée.
Ce lundi 23 février, ouvriers et techniciens s’activent sur le terrain, des matériaux sont déversés et l’espoir renaît chez certains habitants. Les travaux ont effectivement repris.
« Si les travaux sont bien faits, cela va vraiment nous soulager », confie un conducteur rencontré sur l’axe en cours de traitement. Comme lui, de nombreux riverains saluent la réaction des autorités, tout en restant prudents.
C’est le cas de Vianney, vendeur de mousses au marché Sango, qui se dit satisfait de cette réhabilitation : « Notre satisfaction, c’est de remercier le gouvernement, car il a entendu nos plaintes et vole à notre secours. Ce qui cause en grande partie cette dégradation, ce sont les gros camions qui circulent sur cette voie. Il faut que le gouvernement leur impose un délai après cette réhabilitation avant qu’ils ne puissent y circuler. Nous demandons également la mise en place d’une équipe pour veiller à la bonne utilisation de cet axe et assurer le suivi, car certaines personnes jettent parfois des sachets d’eau sur le goudron et d’autres le grattent avec des objets en fer. »
« On a déjà vu des réparations qui ne tiennent pas longtemps », rappelle Jonathan, conducteur de véhicule particulier. « Ce que nous voulons, ce sont des routes durables, pas des solutions temporaires », poursuit-il.
« Cela fait longtemps que nous attendions cela. Pendant les saisons des pluies, c’était un véritable danger. On tombait, les motos se cassaient, les clients se plaignaient. Nous perdions beaucoup d’argent », témoigne Isaac, conducteur de moto. « Nous voulons une réparation définitive », ajoute-t-il.
Un peu plus loin, Clarisse, commerçante au bord de la route du marché Sango, témoigne : « L’eau stagnait ici pendant des jours. Les clients évitaient même de passer. Si les travaux sont sérieux, cela va vraiment nous aider. »
Il convient de noter que la dégradation avancée des routes de la capitale avait suscité une vague de réactions ces dernières semaines. Aujourd’hui, le démarrage des travaux marque un tournant. Pour de nombreux habitants, c’est la preuve que les préoccupations des citoyens peuvent être entendues. Toutefois, ils insistent sur la nécessité de routes résistantes aux saisons des pluies et capables de supporter le trafic des poids lourds.
Rappelons que cette réhabilitation constitue sans doute un pas important, mais elle souligne également le rôle crucial de la presse et de la veille citoyenne dans l’amélioration des conditions de vie urbaine. Freddy Ulrich Tanga

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