L’Observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA), un organe d’autorégulation des médias en Centrafrique, au cours de la présentation du rapport de son monitoring le 29 septembre dernier au centre Monseigneur Coucherousset à Bangui a constaté plusieurs irrégularités et des manquements dans la publication où diffusion des informations dans certains organes de presse. Le journal Oubangui Médias a été cité comme modèle.
L’OMCA a été mise en place par l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) en novembre 2005 dans le but est de renforcer la crédibilité des journalistes auprès du public et des autorités.
La présentation de ce rapport vise à rappeler aux professionnels des médias le code d’éthique et la déontologie du journalisme qui est comme la bible de tout journaliste.
Ce rapport qui a couvert une période de deux mois, de juillet au mois d’août, a enregistré plusieurs dérapages, des messages haineux, incitation à la violence et des désinformations dont font preuve certains médias de la place.
S’il faut le rappeler, l’OMCA est un tribunal des pairs dont leur mission est de ramener les professionnels de médias à l’ordre.
Nul n’est sans ignorer que le média est un instrument de destruction et de la promotion des acquis démocratiques.
Dans cette présentation, les responsables de l’OMCA ont travaillé une dizaine des organes de presse écrite et medias audiovisuels qui ont plus d’audience.
Ce rapport n’a pas seulement présenté le mauvais côté des journalistes mais il a félicité le professionnalisme de certains organes de presse qui se démarquent à travers leurs écrits.
C’est le cas du journal Oubangui Medias qui est cité plusieurs fois dans ce document.
A en croire les analystes de l’OMCA, le journal Oubangui Medias qui malgré une équipe restreinte et des moyens limités, fait preuve de neutralité et du professionnalisme.
Ce rapport a permis aux leaders de la société civile qui sont conviés pour la circonstance de comprendre non seulement le mécanisme de monitoring des médias mais aussi d’avoir une idée sur les médias crédible à travers les différentes rubriques.
Toujours selon ce rapport, la rubrique qui a atteint plus de pourcentage est la rubrique politique.
Israël-Ngonzo analyste observateur à l’OMCA s’interroge sur cet aspect : « Pourquoi sur la presse papier c’est la rubrique politique qui dominent les autres rubriques ? Contrairement à la radio c’est la rubrique de la société qui domine ? »
« Nous remercions certains organes de presse papier qui maîtrisent bien leurs domaines en respectant le principe de leurs publications à travers le respect de la ligne éditoriale, le respect de la taille et le caractère de police des articles, plus que le journalisme est un travail de réflexion la rédaction doit veiller sur les articles, relire les articles à plusieurs reprises avant de passer à la publication. Alors nous devons relever le défi pour montrer à nos lecteurs que nous sommes les professionnels des médias à travers des informations à la source fiable », ajoute Israël Ngonzo.
Le service de monitoring de l’OMCA exhorte ces médias qui font bien de continuer ainsi pour des bonnes informations au public, en vue de préserver la paix. Il demande par ailleurs aux organes « récalcitrants » de travailler au respect de l’art.
Loïc Mbombo

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