La fête de noël lève souvent des coins de voile sur le manque d’infrastructure de loisir pour les enfants. A défaut, les enfants étaient ce 25 décembre 2023 comme par le passé dans les bars dancing et buvettes.
Dans cette capitale où le nombre d’enfant dépasse celui des adultes, aucune politique réelle en faveur des enfants et des jeunes. Le cas de cette fête, bien qu’annuelle illustre une situation chaotique en termes d’infrastructure dédiée aux loisirs pour enfants.
Au centre-ville de Bangui, les cafés et pâtisseries étaient pleins à craquer. Pas de place pour recevoir les enfants. Mais dans presque tous les bars, buvettes et garrottes, kermesses, ces lieux inadéquats ont été envahis par des mineurs, parfois accompagnés par leurs parents. Les tables sont remplies par des bouteilles des bières, de vin ou du jus.
Quelques parents conscients ont une fois de plus dénoncé ce comportement. « Les sensibilisations passent toujours dans les médias mais, pas de changement. Les parents ne peuvent pas emmener leurs enfants dans ces lieux toxiques », a lâché Antoinette, une dame d’une cinquantaine d’année.
Edgard essaie de nuancer ce problème : « La responsabilité est partagé entre les parents, les autorités gouvernementales et la mairie. L’Etat doit avoir une politique claire en faveur de la jeunesse. Mais on se rend compte que les gens vendent tout l’espace de loisir aux étrangers. Actuellement à Bangui, pas d’espace de loisir, pas de zoo, pas de parc et certains parents cèdent en amenant leurs enfants dans les bars. Pour la municipalité, c’est encore pire. Elle a tout vendu. Plus d’espace vert. L’unique jardin en destruction est occupé par des gars. En conséquence, les parents ne savent où amener leurs enfants se retrouvent dans les bars ».
Le secteur de loisir pour enfant reste vierge et nécessite un investissement même des privés. « Oui, les investisseurs privés peuvent sauter sur l’occasion et développer une bonne stratégie marketing pour arrêter chaque semaine les enfants. Il y a les cérémonies d’anniversaire, les fêtes pour enfants, la fin de ramadan…qui peuvent intéresser les parents », a proposé Youssouf.
Les enfants ont droit aux activités de loisir et le gouvernement est interpellé pour trouver une solution.
Jean Ngbandi

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