Depuis le 1er septembre 2023, M. Denis Kadima, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a officiellement convoqué le corps électoral pour les élections présidentielles du 20 décembre en République Démocratique du Congo (RDC). Suite à cela, plusieurs personnalités politiques congolaises ont annoncé leurs candidatures pour succéder à l’actuel Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
Si l’annonce de l’opposant Martin Fayulu, au scrutin n’a pas été une surprise pour les congolais, celle du Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix en 2018 dans la journée du lundi 2 octobre a confirmé les rumeurs et suscité de nombreux commentaires. A cette longue liste de prétendants, ont attend encore Moïse Katumbi qui certainement sera dans la course présidentielle.
Côté majorité présidentielle, Félix Tshisekedi est candidat à sa propre succession. Il jouit du soutien de l’ « Union sacrée » qui l’a investi le 1er octobre. Lors du premier congrès du parti au pouvoir, la plupart des alliés était présente. De l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, au Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Mbemba, ainsi que le mouvement Agissons et Bâtissons (AB) de Sama Lukonde Kyenge, toutes ses écuries de la politique congolaise ont affirmé leur soutien à Félix Tshisekedi.
Dans cette bataille avant l’heure, on note que l’opposition part dispersée comme en 2018 et cela la fragilise et disperse ses voix. Cependant, la majorité resserre ses rangs même s’il y a des fissures dans le mur. L’enjeu pour les partisans du pouvoir est de remporter la présidence et une grande majorité à l’Assemblée Nationale.
Aussi, l’ouverture de la campagne présidentielle, le sujet sur les circonstances de l’élection de Félix Tshisekedi refait surface, notamment sur « l’accord politique » qu’il aurait signé avec Joseph Kabila en 2028. Autre préoccupation, la transparence et l’impartialité de la CENI suscite déjà des inquiétudes au sein de plusieurs états-majors politiques.
Junior Max Endjigbongo

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