Le ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas Kongbelet, est monté au créneau ce samedi, 18 avril 2026 pour apporter des éclaircissements sur la controverse entourant la délivrance de certains diplômes, notamment le baccalauréat et le brevet de technicien en économie familiale et sociale. La polémique, largement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de vives inquiétudes parmi les étudiants et leurs familles.

Selon le ministre, les difficultés actuelles ne sont pas liées à la gestion présente du ministère, mais trouvent leur origine dans la période 2006-2014. Cette phase a été marquée par de graves défaillances administratives, notamment l’absence de relevés de notes indispensables à l’authentification des diplômes. Face à ces lacunes, les autorités ont été contraintes de mettre en place des mesures exceptionnelles pour régulariser les situations.

Aurélien Simplice Zingas Kongbelet a rappelé que plusieurs décisions de régularisation ont été prises dans un cadre strictement contrôlé. Quatre décisions avaient déjà été signées par son prédécesseur, Aboubakar Moukadas Nouré, en 2019 et 2022. La dernière, datée du 28 avril 2025, a été signée sous son autorité et constitue l’objet de la polémique actuelle.

Le ministre insiste : ces régularisations ne relèvent pas de la complaisance, mais d’un souci de justice et de correction des dysfonctionnements hérités du passé. Il souligne que de nombreux bénéficiaires ont pu poursuivre leurs études avec succès, jusqu’au master et au doctorat, tant en République centrafricaine qu’à l’étranger.

Le membre du gouvernement a fermement condamné la diffusion d’informations erronées sur les réseaux sociaux, qu’il qualifie de campagne de désinformation et de diffamation. Il appelle à un débat public fondé sur la rigueur, la responsabilité et la vérification des faits, afin d’éviter la propagation de rumeurs nuisibles à la crédibilité du système éducatif.

Dans une perspective de modernisation, le ministère annonce le lancement d’un projet d’archivage numérique des données académiques. Cette réforme vise à renforcer la transparence, la traçabilité et la fiabilité des diplômes, en mettant fin aux incertitudes liées aux archives papier.

En clarifiant l’origine des difficultés et en rappelant les mesures prises pour y remédier, le ministre d’État à l’Éducation nationale entend rassurer les étudiants et leurs familles. La polémique autour des diplômes met en lumière l’importance d’une gestion rigoureuse et d’outils modernes pour garantir la crédibilité du système éducatif centrafricain. Avec l’archivage numérique annoncé, le gouvernement espère tourner définitivement la page des dysfonctionnements du passé et restaurer la confiance dans les diplômes nationaux.

Rédaction