Après treize jours de tournée en France, l’artiste centrafricain Ozaguin Digba, connu sous le nom de scène Ozaguin Oz, de retour au pays, a organisé une conférence de presse le 9 mai 2026 afin d’éclairer l’opinion publique et ses fans sur les accusations de diffamation circulant sur les réseaux sociaux, ainsi que sur des images générées par l’intelligence artificielle dans le but de nuire à son image d’artiste.

Selon lui, le président des musiciens centrafricains, Armand Touaboy, serait à l’origine de cette campagne de diffamation. Il affirme détenir des preuves fournies par certains confrères artistes ainsi que par la maison d’Alphonse Daudet en France.

L’artiste a également indiqué avoir saisi le procureur de la République afin que justice soit rendue au plus tard lundi prochain. « Je suis un artiste comme tous les autres artistes centrafricains. Avant mon départ pour la France, des rumeurs commençaient déjà à circuler. Certaines personnes sont venues m’informer que monsieur Armand Touaboy m’accuse d’être à l’origine de la mort du défunt Chrislain et d’empêcher d’autres confrères et consœurs artistes d’aller se produire à l’extérieur, ce que je rejette totalement. Avant de partir en France pour la tournée de mon single, j’ai déposé mon dossier en toute légalité. C’est sur la base des critères et des normes exigés que l’ambassade de France m’a accordé le visa, me permettant de voyager avec mon équipe. Je n’ai aucune relation à l’ambassade qui pourrait me permettre de bloquer les autres », a-t-il déclaré.

D’après lui, les images ayant circulé sur les réseaux sociaux ont été générées par l’intelligence artificielle. Face à cette situation, ses avocats, depuis la France, ont porté plainte auprès du procureur de la République afin que les personnes concernées soient interpellées.

Pour appuyer sa plainte, Ozaguin a remis une copie du procès-verbal établi par le ministère de l’Intérieur ainsi que des documents liés à sa plainte, soutenue par la maison d’Alphonse Daudet.

En attendant que les autorités compétentes fassent toute la lumière sur cette affaire, il convient de noter que cette situation suscite de nombreuses réactions au sein du monde culturel centrafricain, aussi bien au niveau national qu’international.

Oloria Sang