Malgré la crise économique et la tension de trésorerie, la Centrafrique a décidé de baisser le prix des produits pétroliers à la pompe. Cette décision a été prise sur instruction du Chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, à l’issue d’une réunion avec les partenaires techniques et financiers.

La mesure a été officiellement annoncée ce vendredi 2 mai 2025 par le ministre de l’Hydraulique et de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, lors d’une conférence de presse à Bangui.

Elle intervient dans un contexte marqué par une pression accrue sur les finances publiques et des difficultés économiques pour la population.

Selon le ministre, cette initiative, qui répond à une situation d’urgence au niveau mondial, vise à alléger la souffrance des Centrafricains.

Désormais, le Super, initialement vendu à 1 100 FCFA, passe à 1 050 FCFA ; le Gasoil, de 1 350 FCFA à 1 250 FCFA ; et le pétrole lampant, de 850 FCFA à 750 FCFA.

Autrement dit, les nouveaux prix à la pompe sont les suivants :

Gasoil : 1 250 FCFA/litre

Super : 1 050 FCFA/litre

Pétrole lampant : 750 FCFA/litre

La mesure entrera en vigueur à partir de ce lundi 5 mai 2025, dans un souci de répondre aux attentes de la population.

« À partir de lundi, les marketeurs sont priés de paramétrer leurs machines afin que les Centrafricains puissent acheter le gasoil à 1 250 F, le super à 1 050 F, et le pétrole à 750 F », a déclaré Arthur Bertrand Piri.

Le ministre a par ailleurs insisté sur l’obligation pour les distributeurs de carburant de mettre en œuvre cette décision dans les délais impartis. Il a également précisé que les nouveaux tarifs tiennent compte de la conjoncture économique mondiale et nationale.

Une décision saluée, mais des défis persistent

Cette baisse des prix à la pompe pourrait soulager temporairement les ménages centrafricains, dont le pouvoir d’achat est sévèrement affaibli par la conjoncture économique. Cependant, certains observateurs estiment que cette mesure, bien qu’appréciée, risque de peser sur les recettes de l’État, déjà fragilisées, bien que le ministre centrafricain de l’Energie ait annoncé certaines mesures compensatoires.

Si le geste du gouvernement vise à apaiser une tension sociale immédiate à quelques mois des élections groupées de décembre 2025, la stabilité économique nécessitera des solutions durables et une gestion rigoureuse des subventions.

Enfin, la réussite de cette mesure dépendra aussi de son application sur le terrain. Une surveillance stricte des stations-service et un dialogue constant avec les acteurs du secteur pétrolier seront essentiels pour éviter les spéculations et les détournements. C’est dans cette optique que la réunion a été tenue en présence des marketeurs des stations services de la place.

Notons que cette mesure découle de la volonté du Chef de l’État d’alléger le fardeau économique pesant sur les citoyens.

Déus Gracias Tchémanguéré