Initialement prévu pour s’ouvrir mardi 19 avril 2022, le premier procès de la Cour Pénale Spéciale (CPS) a été reporté au 25 avril 2022. Toutefois, la cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du ministre d’Etat à la justice Arnold Djoubaye Abazene.

Pourtant, ce procès tant attendu depuis la création de cette juridiction mixte en 2015. En 2017, cette cour devient opérationnelle mais les procès ont tardé à se mettre en place pour plusieurs raisons dont la sécurité, la mobilisation des ressources sans oublier la crise mondiale liée à la pandémie de la Covid-19.

Le  premier procès de la Cour pénale spéciale (CPS), a été prévu pour le mardi 19 avril 2022, pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, qui auraient été commis en 2019 à Koundjili et Lemouna par les suspects Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Tahir Mahamat, tous, membres de la rébellion « 3R ».

Les trois accusés étaient venus au procès sans leurs avocats. C’est la raison pour le renvoie de l’audience au 25 avril, avec hypothèse de commettre des avocats d’office.

Une épreuve pour la CPS

Une fois de plus, la CPS est mis devant un fait accompli. Une nouvelle épreuve, un premier faux-pas pour ce tribunal hybride composé de magistrats nationaux et internationaux chargés de juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis depuis 2003.

Déjà en quête de crédibilité et d’autorité, la CPS doit dorénavant prendre toutes les dispositions nécessaires pour remplir convenablement sa mission.

L’affaire du ministre de l’élevage Hassan Bouba, arrêté par la CPS puis relâché après trois jours de garde à vue entache encore la crédibilité de cette juridiction qui doit s’afficher.

Ce faux départ doit être véritablement corrigé pour rassurer la suite de ce procès qui s’ouvre alors que le pays attends aussi les sessions de la Cour Criminelle d’ici le 29 avril 2022.

Jean Ngbandi