Le ministère de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement local, avec l’appui technique et financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé vendredi 10 juillet 2026, un atelier de validation des outils opérationnels de la décentralisation à l’intention des nouveaux maires et conseillers municipaux. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Georges Petro Koni Zézé, ministre haut-commissaire à la Primature, représentant le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé.
Cette rencontre vise à valider plusieurs documents essentiels à la mise en œuvre de la décentralisation, notamment le guide pratique de la décentralisation, le guide des relations entre les autorités déconcentrées et les collectivités territoriales, ainsi que le manuel des procédures administratives et financières des collectivités territoriales.
La décentralisation constitue un pilier majeur de la gouvernance en République centrafricaine. Elle représente un levier essentiel pour la consolidation de la paix, le renforcement de la démocratie locale, le rapprochement de l’administration des citoyens et l’amélioration de la qualité des services publics. Après l’installation des nouvelles autorités locales, il est indispensable que l’État mette à leur disposition des outils adaptés afin de leur permettre d’exercer efficacement leurs missions.
Dans son intervention, Georges Petro Koni Zézé a indiqué qu’après la validation de ces documents, la prochaine étape sera consacrée à leur vulgarisation et à la formation des nouveaux élus.
« La prochaine étape sera la vulgarisation. Il faudra assurer l’appropriation de ces textes par tous les acteurs du développement local et de la décentralisation. Les élus doivent maîtriser tous les aspects de cette réforme, car la décentralisation touche directement les intérêts des populations. Ils n’ont pas droit à l’erreur. Des compétences et des ressources leur seront transférées et ils devront être capables de les gérer efficacement », a-t-il déclaré.
Confronté à des contraintes financières et techniques, l’État centrafricain bénéficie de l’appui de ses partenaires pour mener à bien ce vaste chantier. Le PNUD a réaffirmé son engagement à accompagner la République centrafricaine tout au long du processus.
Le représentant résident adjoint du PNUD, Mack Tar Fall, a souligné : « C’est une fierté d’accompagner le gouvernement dans l’élaboration de ces outils. Mais notre accompagnement ne s’arrête pas à leur validation. Il faudra également les diffuser, former les acteurs, renforcer les capacités des collectivités territoriales et accompagner leur mise en œuvre sur l’ensemble du territoire. »
Depuis plus de quarante ans, la République centrafricaine n’avait pas engagé un véritable processus de décentralisation conforme au cadre juridique en vigueur. Si plusieurs initiatives ont été entreprises au fil des années pour renforcer la présence de l’État sur le territoire, elles n’ont pas toujours répondu aux exigences légales. Le défi consiste désormais à rendre cette décentralisation effective afin de rapprocher durablement les institutions des citoyens et de renforcer la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire.
Caleb Zimango Bango

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