Le Premier ministre Félix Moloua a présidé la 3ème réunion du comité technique et du conseil de PAPEUR-R avec Darius Douglas Carpenter, l’ambassadeur de l’Union Européenne en (RCA), Mohamed Lawane, ministre des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les différentes parties prenantes, les bénéficiaires et les acteurs du secteur de l’agriculture, ce mercredi 15 février 2023 en salle de conférence du ministère de plan pour échanger mutuellement sur le niveau de mise en œuvre de ce projet en se basant sur le système d’évaluation sollicité par l’Union Européenne.
Le programme de PAPEUR-R s’inscrit dans le cadre du relèvement économique et social et de la relance des secteurs productifs des filières maïs, palmier à huile et volaille avec une interaction de production compétitive. Après 3 ans d’exécution du programme, le comité technique et du conseil du PAPEUR-R s’est réuni dans l’objectif non seulement d’approuver le plan de travail et le budget du programme ainsi que les rapports annuels des deux composantes à savoir la composante urbaine et rurale mais aussi d’assurer le suivi de la mise en œuvre du programme en période de collaboration avec l’Union Européenne et les autres partenaires au développement.
Le secteur privé, dans les domaines agro-pastoraux dispose des atouts conséquents pour répondre à l’insécurité alimentaire qui touche 3 millions de Centrafricains en 2023. Et cela permettra d’assurer le relèvement économique du pays. « Après trois ans d’exécution du projet PAPEUR-R qui devrait normalement soutenir le relèvement économique et la relance des secteurs productifs en milieu rural, on se rend aujourd’hui compte que rien a pratiquement marché. On ne peut pas comprendre qu’avec des milliards qui sont injectés pour l’exécution de ce projet, on continue chaque année d’importer par exemple à peu près 1200 conteneurs de poulets surgelés. C’est normal que les coopératives mises en place demeurent dans un esprit assistanat. On doit, si on veut réussir sortir du cadre actuel pour plus de concret », a fait observer Read Hariri, représentant du secteur privé.
L’objectif de ce projet est non seulement d’améliorer le fonctionnement des coopératives à travers le pays mais aussi d’encourager l’investissement privé dans les filières principales agricoles et aussi d’améliorer le fonctionnement de ces filières et appuyer beaucoup de secteur. Pour Darius Douglas Carpenter, l’ambassadeur de l’Union Européenne, « nous sommes dans une situation où nous essayons de tirer les enseignements de nos expériences. Ce que nous allons faire maintenant c’est peut-être de rediriger d’une certaine façon le projet pour s’assurer que les objectifs soient suffisamment clairs et suffisamment atteignables. Il reste encore une année de ce projet. Nous discutons de l’objectif, évidemment d’accroître, d’augmenter les rendements agricoles mais aussi les bénéfices directes pour les populations en terme de revenu et de sécurité alimentaire ».
« En même temps, il faut comprendre l’objectif pour mieux coordonner le travail parce qu’une chaîne de valeur est une chose extrêmement compliquée, qui commence avec les semences et finit par le marché. Alors, comment la coordination doit travailler sur le maïs, la volaille. Je pense que l’Union européenne est ici pour un long terme dans le secteur de la transition verte soit l’agriculture, tourisme, conservation et protection des aires protégées », a souligné Darius Douglas Carpenter.
Pour Mohamed Lawane, ministre des petites et moyennes entreprises (PME), tout ce qui a été fait n’est pas mauvais, notamment la sensibilisation, la formation et la mise en place des coopératives qui sont à saluer. « Par ailleurs, il y a eu de critiques puisque tout n’est pas parfait. Les acteurs principaux ne sont pas impliqués dans le processus. C’est ainsi que ces acteurs se sont plaints. Le Premier ministre a demandé qu’on mette en place un comité technique de réflexion sur la mise en œuvre du projet avec le sectoriel afin de faire des propositions pertinentes qui s’en suivent des grandes décisions de la part du gouvernement », a déclaré le ministre Mohamed Lawane.
Le projet PAPEUR-R a débuté en 2020 et devrait prendre fin en 2024. Quelques avancés ont été constatées surtout la sensibilisation de la population et d’agriculteurs, le fonctionnement des coopératives ainsi que la construction des infrastructures pour le stockage des produits agricoles. Zarambaud Mamadou

Commentaires récents