Un atelier participatif de deux jours réunit étudiants, communautés et acteurs institutionnels pour identifier et valider les problématiques écologiques locales, prélude à l’élaboration de projets concrets en faveur de l’environnement.

Organisé par le programme Coopération pour la Transition Écologique en Centrafrique (CTE-RCA), cet atelier d’identification et de validation participative des problématiques locales se tient dans la salle de conférence de CIDEL pour une durée de deux jours. Il marque une étape clé après la phase de sensibilisation communautaire et la collecte des perceptions locales, ouvrant ainsi la voie à l’analyse approfondie des enjeux environnementaux et à la formulation de solutions adaptées.

Cet atelier a pour objectif principal de permettre aux différents acteurs impliqués d’identifier, de comprendre et de prioriser les problématiques écologiques locales à partir des réalités vécues par les communautés. Les données issues des enquêtes communautaires menées en amont servent de base aux échanges et aux analyses, afin de dégager une lecture fidèle des défis environnementaux auxquels font face les différents arrondissements de Bangui.

Au-delà de l’analyse technique, cette rencontre se veut avant tout un espace de dialogue et de concertation. Elle favorise un échange direct entre les étudiants, les relais communautaires et les acteurs locaux, permettant ainsi de confronter les perceptions, de valider la pertinence des problématiques identifiées et de renforcer l’appropriation communautaire du processus. Une approche participative saluée par les participants, qui voient dans cette méthode une garantie de solutions durables et ancrées dans le contexte local.

Selon Roxane Sanze, cheffe de projet CTE-RCA au sein du cabinet PDW, les objectifs de l’atelier sont clairement définis. « Il s’agit d’identifier d’abord les problèmes écologiques propres à chaque arrondissement, puis de valider les problématiques majeures afin de pouvoir les transformer en projets concrets », a-t-elle expliqué. Elle a souligné que cette étape est déterminante avant d’entrer dans la phase de proposition et de mise en œuvre des solutions environnementales.

La diversité des participants témoigne de l’importance accordée à l’inclusivité dans ce processus. L’atelier réunit des étudiants issus de sept groupes interdisciplinaires, des relais communautaires, des associations locales, des représentants de la mairie, des points focaux institutionnels, ainsi que l’équipe du projet. Cette pluralité d’acteurs permet de croiser les regards académiques, institutionnels et communautaires autour des enjeux écologiques.

Les travaux issus de cet atelier devraient aboutir à la formulation de projets environnementaux structurants, capables de répondre efficacement aux défis écologiques actuels et futurs du pays.

Charlemagne Nzembe