Depuis près de trois ans, les élèves du collège de Ouandago,  situé à 48 km de la ville de Kaga-Bandoro, prennent cours sous des hangars. Les conditions dans lesquelles ils étudient sont déplorables. Il y a également manque des enseignants. Oubangui Médias de passage dans la commune s’est intéressé à ce collège.

Le collège de Ouandago est situé à proximité de la route principale, à l’entrée de la commune pour ceux qui arrivent de la ville de  Kaga-Bandoro. Il est bien visible pour tous les passants. Un grand bâtiment bien construit avec cinq salles plus un bureau de l’administration. La toiture du bâtiment étant enlevée par la pluie, les élèves prennent cours sous des hangars qu’ils ont eux-mêmes construits. Les  élèves sont assis sur des tables bancs fabriqués à base des branches de manguier.

Roger Gole, directeur du Collège de Ouandago nous parle des difficultés que rencontrent l’établissement dont il a la charge : « Pour l’instant, nous avons une grande difficulté car le toit du bâtiment du collège est enlevé. Nous sommes obligés de faire cours sous les hangars, construits avec des matériaux naturels. Nous avons deux classes de sixième, une classe de cinquième, une classe de quatrième et une classe de troisième. Nous disposons de quatre hangars. Deux sont réservés aux élèves de sixième et cinquième et deux autres hangars pour les élèves de quatrième et troisième. Le collège ne dispose que d’un professeur titulaire qui est affecté par l’État. Les six autres enseignants sont recrutés à Ouandago ».

Le directeur a indiqué à Oubangui Médias qu’au début, tout se passait bien car il avait la vacation : « On avait des volontaires qui dispensaient des cours mais présentement après cette pluie qui s’est abattue sur notre commune, nous sommes confrontés à des difficultés non seulement il n’y a plus de vacation mais nous sommes obligés de demander aux parents d’élèves de contribuer 250 FCFA par mois afin que nous puissions aider les volontaires qui interviennent », a-t-il expliqué.

Le collège de Ouandago compte 384 élèves venus de la commune et des localités périphériques. Les élèves se plaignent des conditions dans lesquelles ils étudient. « Les conditions dans lesquelles nous apprenons sont difficiles.  Au début, quand le toit de notre établissement n’avait pas été enlevé par le vent, nous apprenions dans des meilleures conditions. Mais depuis cet incident, nous venons en cours en dent de scie même avec ces hangars, quand il pleut, nous ne pouvons pas prendre le risque d’aller à l’école. Nous demandons au gouvernement et aux ONG de notre localités de nous venir en aide pour réparer la toiture de notre bâtiment », s’est plaint Herman, élève en classe de 3e.

Même son de cloche chez les parents d’élèves qui déplorent la situation dans laquelle leurs enfants étudient. Germain Andambi, en parle : « Cela fait trois ans que nous demandons au gouvernement de nous aider pour réhabiliter la toiture du bâtiment de cet établissement afin que les enfants puissent bien apprendre. Nous, parents n’avons pas la force de le faire. Mais depuis lors, rien n’a été fait. Tout se passe comme si dans notre localité, l’éducation n’a pas d’importance. Que le gouvernement agisse », lance-t-il.

Ce collège a été créé depuis 2013 par manque du lycée. Ce bâtiment a été construit par une organisation humanitaire.

Milca Bissidi