195 Ex-Combattants et 300 Jeunes à Risque et ou Vulnérables (JRV) sont en formation depuis quelques mois déjà à Birao dans la Vakaga pour leur réintégration socioéconomique dans leurs communautés d’origine. C’est dans  le cadre du Projet de Réintégration des Ex Combattants(PREC) un des volets du DDRR qui est financé par la Banque mondiale.

La vision du Chef de l’Etat, S.E Professeur Faustin Archange TOUADERA aujourd’hui est de soutenir la réduction de la violence et restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national par le désarmement des groupes armés et surtout la réintégration des ex-combattants et des enfants associés aux groupes armés ainsi que l’appui aux communautés d’accueil.

Cette vision devient une préoccupation majeure pour le Gouvernement et ses partenaires qui s’efforcent à assurer après leur désarmement, un lendemain meilleur aux ex-combattants de reprendre une vie normale ou de refaire leur vie, et d’éviter  tout piège a la récidive. 

C’est dans cette optique que, le projet de réintégration des ex-combattants (PREC) a été élaboré. Pour sa deuxième phase, le PREC a deux composantes à savoir la composante 1 « appui à la réintégration socioéconomique des ex-combattants » et composante 2 « appui aux  jeunes à risque et ou vulnérables ».

A Birao dans la Vakaga, la formation théorique en réinsertion sociale lancée le 29 novembre  pour s’achever fin décembre 2021 a permis aux bénéficiaires du PREC qui sont les ex-combattants et jeunes à risque d’apprendre le civisme, les droits de l’homme, la violence basée sur le genre, l’alphabétisation, l’entrepreneuriat. La formation professionnelle selon les filières choisies par les bénéficiaires a démarré, le 3 janvier de l’année en cours et prendra fin certainement au mois de mai 2022. 

7 filières pour des formations professionnelles sont proposées aux bénéficiaires selon l’étude des opportunités socioéconomique menée dans la région. Il s’agit de la couture, la mécanique, l’informatique, la soudure, l’élevage, l’agriculture et du commerce.

L’un des bénéficiaires du PREC, l’ex-combattant Adam Daoud qui a choisi l’Informatique, justifie le  choix de sa filière « J’ai volontairement accepté d’être désarmé et d’intégrer le processus DDRR qui prévoit la formation socioprofessionnelle des ex combattants. En ce qui concerne le choix de la filière informatique, je l’avais déjà comme option quand j’étais encore élève en classe de troisième avant d’intégrer le groupe armé du RPRC. Aujourd’hui, à travers le PREC, je me suis dit que l’occasion m’est, à jamais, offerte pour réaliser mon rêve, celui de devenir informaticien. Et je n’ai pas hésité à opter pour la filière informatique » explique-t-il

Mademoiselle Rosine Ndongo, l’une des 300 jeunes à risque a,  quant à elle, porté son choix sur la couture. La raison, apprendre un métier pour ne pas tomber dans ce vieux métier de travailleuse de sexe.  « Je suis venue apprendre la couture comme font les autres femmes de Birao pour enfin m’occuper de mes 4 enfants » a-t-elle dit, tout en confiant «  j’ai quitté mon foyer conjugal à Bangui, après des disputes avec mon conjoint, pour me retirer dans mon village natal, Birao, où j’ai eu la chance d’être sélectionnée parmi les personnes vulnérables ».

Hormis la prise en charge des ex-combattants et les jeunes à risque, l’exécution des activités du PREC à Birao a aussi des incidences directes dans la vie de la communauté, en termes de flux financier dont les activités du PREC génèrent dans le circuit économique.

Pour l’heure, le PREC est exécuté à Birao par ACTED, partenaire d’exécution et à Bangui, Bria et Kaga-Bandoro par OIM.                                  

Cellule de Communication UEPNDDRR.