Quelques jours après sa composition, la Direction Nationale de la campagne référendaire a tenu sa première réunion inaugurale le vendredi 16 juin 2023 dans la salle du conseil des ministres, à la Cité des Chefs d’Etats à Bangui. L’occasion pour cette équipe de définir des stratégies et d’avoir des orientations nécessaires pour affronter ce challenge qui attend le pays.
Convoqué pour le 30 juillet 2023, le vote référendaire de la nouvelle constitution sera une occasion pour la population de voter pour un OUI ou pour un NON à ce projet de la Nouvelle Constitution défendu par le pouvoir et ses alliés politiques.
Du côté du pouvoir, les choses se précisent. C’est ainsi que la Direction Nationale de Campagne est entrée en fonction pour s’armer afin de tenter de convaincre la population à s’adhérer massivement derrière cette vision.
Evariste Ngamana, Directeur National de Campagne référendaire du côté du pouvoir s’est livré à la presse après cette première réunion à huit-clos. « Je remercie le Chef de l’Etat, le Pr Faustin Archange Touadéra, Président du Parti MCU qui m’a fait confiance en me confiant cette lourde responsabilité. L’équipe que je préside est multicolore car toutes les entités y sont représentées. Nous avons le parti au pouvoir, l’opposition démocratique modérée, la société civile, le syndicat etc. Je vous assure que nous sommes partis pour un large OUI le 30 Juillet », a-t-il confié à la presse.
Pour l’Honorable Evariste Ngamana, le référendum est convoqué en vue d’adopter une Nouvelle Constitution. « C’est un exercice démocratique où le peuple est directement associé pour s’exprimer et décider. Le projet de la Nouvelle Constitution existe déjà, les experts nationaux y travaillent et ce projet sera rendu public lors des campagnes du 15 au 28 Juillet 2023. Et notre objectif à travers ce travail méthodique qui se fait dès maintenant est d’atteindre le peuple au plus profond de la République pour tout lui expliquer ».
Le Directeur National de Campagne Evariste Ngamana souligne qu’il n’est pas interdit à l’opposition de battre également campagne pour un NON à ce referendum car c’est un exercice démocratique. « Nous toucherons tout le peuple pour un OUI écrasant car c’est ce même peuple qui, à travers des manifestations et pétitions, avait demandé cette nouvelle Constitution. L’opposition doit aussi faire son travail pour demander au peuple de voter NON. Il n’est pas interdit. Mais tenter de boycotter ce projet par la violence ne marchera pas car la justice fera son travail ».
Le projet de référendum constitutionnel suscite depuis des tensions dans le pays, surtout entre le pouvoir et les groupes armés ainsi que l’opposition réunies au sein du Bloc des Républicains pour la Défense de la Constitution (BRDC), un regroupement des partis d’opposition radicaux et certaines personnalités politiques du pays.
Les groupes armés de leur côté lancent des menaces de boycott de ce processus, alors que l’armée affirme avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour faire face à des éventualités.
Jusqu’à présent, l’opposition multiplie des rencontres et n’a pas encore dévoilé ses stratégies de boycott. Fridolin Ngoulou

Commentaires récents