L’activité pour la promotion au service de la santé reproductive et de la planification familiale en faveur des organisations féminines des arrondissements de Bangui et celles de Boali, couplée avec la distribution gratuite des contraceptifs a eu lieu le mercredi 22 novembre 2023 à Bangui. Une initiative du ministère de la santé et de la population en partenariat avec l’UNFPA.

Pour pallier au taux de mortalité qui a pris de l’ampleur ce dernier décennie en République centrafricaine, le ministère de la santé et de la population a renforcé la capacité des relais communautaires afin qu’ils puissent sensibilisées les populations sur les méthodes contraceptives afin réduire ce taux élevé de mortalité liée aux VIH. 

L’objectif selon les organisateurs est que ces participants soient dotés des connaissances fiables pour aider la population à avoir accès aux informations et aux services de santé de la reproduction et de la planification familiale.

Selon les initiateurs, une enquête mixte a été réalisée en 2019 au niveau de la RCA et elle a démontré de taux de décès maternel un peu élevé à 835 pour 100 mille naissances vivantes. Et ce chiffre classe le pays en 3e position au monde. Pour cela, chaque relai communautaire doit faire sa part pour au moins  aider à la réduction de ce taux de mortalité maternelle.

La RCA  a opté pour une politique pro-nataliste mais qui doit reposer sur une paternité et maternité responsable en vue de constituer une famille désirée saine tout en prévenant la santé de la mère et de l’enfant. Cela ne peut que faire si les organisations féminines soient soutenues pour la mobilisation les autres ainsi que la distribution des pilules et préservatifs dans leurs communautés.

Yolande Guendoko, chargé de programme santé reproductive et planification familiale à l’UNFPA souligne que l’organisation a adopté une stratégie pour la réduction de taux élevé de la contamination : « Nous savons que l’une des stratégies pour la réduction du taux de décès maternel c’est la planification familiale. Hors l’enquête mixte à relever que la prévalence contraceptive est de 14.4%  c’est un taux un peu faible et contrairement à ce taux les besoins non satisfait en matière de planification familiale sont de l’ordre de 30%».

Notons que, les progrès en planification familiale et en prévention des IST/VIH et des VBG restent faibles en République Centrafricaine. En effet, la prévalence contraceptive moderne est passée de 8,6% dans la population générale en 2006 à 9,3% en 2010 et les besoins non satisfait s’élèvent à 22%. Sur 2,7% du taux de VIH en RCA, les femmes représentent 3,4%, selon l’estimation de l’ONU SIDA 2021.

Dorcas Bangui Yabanga