À l’instar des autres pays du monde, la République centrafricaine a célébré, ce jeudi 5 juin 2026, la Journée mondiale de l’environnement, placée sous le thème international : « Maintenant pour le climat ». Ce thème constitue un appel pressant à l’action face aux multiples menaces environnementales auxquelles le monde est confronté.
Au niveau national, cette journée est célébrée autour du thème : « Les déchets plastiques, un danger public pour nos écosystèmes, un enjeu sanitaire et climatique ». Ce choix vise à mobiliser les citoyens face aux nombreuses menaces auxquelles la République centrafricaine est confrontée, notamment les effets du changement climatique, la pollution des cours d’eau et l’accumulation inquiétante des déchets plastiques.
Pour Silas Semballa, ministre de l’Environnement et du Développement durable, cette journée revêt une importance particulière : « Cette journée constitue une occasion solennelle de sensibilisation, de mobilisation et d’engagement collectif en faveur de la protection de notre planète, de la préservation de la biodiversité et de l’amélioration du cadre de vie de nos populations. Elle est un appel pressant à l’action face aux multiples menaces environnementales auxquelles le monde est confronté aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, le membre du gouvernement a lancé un appel aux organisations de la société civile, aux ONG nationales, aux jeunes, aux femmes, aux communautés locales ainsi qu’aux opérateurs économiques afin qu’ils adoptent des comportements responsables dans la lutte contre la pollution plastique en République centrafricaine.
« Nous devons adopter des comportements responsables en privilégiant les alternatives écologiques, en renforçant les bonnes pratiques d’assainissement initiées par le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, à travers l’opération Kwa Ti Kodro, et en promouvant une gestion durable des déchets solides », a-t-il martelé.
De son côté, Abel, membre de la société civile, a appelé ses pairs à s’impliquer davantage dans la protection de l’environnement, la lutte contre les déchets plastiques et la pollution des cours d’eau : « La question de l’environnement concerne tout le monde. Nous, associations et ONG nationales, devons anticiper et montrer l’exemple à la population centrafricaine. Notre plaidoyer est simple : chacun doit prendre ses responsabilités. Si nous ne gérons pas correctement les déchets plastiques, les conséquences sur notre environnement seront importantes et c’est la population qui en subira les effets », a-t-il souligné.
Malgré le thème retenu cette année au niveau national pour lutter contre les déchets plastiques, leur utilisation, leur commercialisation et leur circulation restent encore très visibles en République centrafricaine, en raison notamment du manque de suivi et de contrôle des autorités compétentes.
Arnold Ange Finmini

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