Dix établissements partenaires du Lycée français Charles de Gaulle ont participé au concours « Printemps des poètes ». Cette compétition, organisée par le Lycée français, vise à promouvoir la poésie en milieu scolaire. À l’issue de cette compétition, le Lycée Barthélémy Boganda est sorti vainqueur pour l’année 2026. La remise des prix aux lauréats marquera la fin des activités liées à la Journée mondiale de la Francophonie.

Chaque année, au mois de mars, le monde célèbre la Journée mondiale de la Francophonie. Pour cette édition 2026, le Lycée Charles de Gaulle, en collaboration avec l’Ambassade de France en Centrafrique, a organisé le concours « Printemps des poètes », regroupant dix établissements publics et privés partenaires du Lycée français. Il s’agit notamment du Lycée français Charles de Gaulle, du Lycée des Martyrs, du Lycée Barthélémy Boganda, du Lycée Groupe Élite Formation, du Lycée Marie-Jeanne Caron, de l’École Nicolas Barré, du Lycée Technique de Bangui et de l’École Saint-François, pour ne citer que ceux-là.

Le thème de cette édition s’intitule : « Dis-moi dix mots d’un monde à venir ». Ce thème a été communiqué aux établissements un mois à l’avance afin de leur permettre de préparer leurs prestations.

Après les différentes prestations des établissements sur le podium, le jury a attribué son coup de cœur au Lycée Barthélémy Boganda, déclaré vainqueur de cette édition. La deuxième place est revenue au Lycée Groupe Élite Formation, qui s’est distingué par la meilleure mise en scène. L’établissement organisateur, le Lycée français Charles de Gaulle, a occupé la troisième place grâce au meilleur texte présenté.

Emmanuel-Charlemagne Bedocko, élève en classe de première au Lycée Barthélémy Boganda, s’est réjoui de cette victoire tout en évoquant les difficultés rencontrées pendant la préparation :

« Premièrement, je suis vraiment satisfait de la décision du jury, car c’est le fruit de notre travail. Nous avons beaucoup travaillé et cela a payé aujourd’hui. Le secret de notre victoire, c’est le travail. Bien que la préparation n’ait pas été facile, nous avons traversé des moments difficiles, mais cela ne nous a pas empêchés de persévérer, car nous voulions atteindre notre objectif qui était la première place », a-t-il déclaré.

Ce concours n’est pas seulement une compétition, mais aussi une manière de permettre aux élèves de s’exprimer à travers la poésie. Bienvenu Juvénal Yassara, président de l’Association des jeunes écrivains centrafricains, impressionné par les prestations des élèves, a donné son point de vue sur l’importance de cette initiative :

« C’est une édition assez particulière parce qu’elle a rassemblé une dizaine d’établissements qui ont présenté de très beaux textes, de bonnes prestations et de belles mises en scène. Cela donne envie aux jeunes de continuer à écrire dans le domaine de la poésie ou, plus largement, dans le domaine de la littérature. J’appelle mes pairs, surtout les jeunes, à s’engager dans l’écriture et la créativité, parce que nous aussi, les jeunes, avons une vision à porter. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes se lancent dans la prostitution ou l’alcool, ce qui limite leur vision de l’avenir. Je les appelle à la retenue afin de réfléchir à l’avenir de notre pays », a-t-il souligné.

La compétition s’est déroulée dans une ambiance festive jusqu’à la fin. Les élèves étaient très motivés à montrer au public et au jury de quoi ils étaient capables afin de défendre l’honneur de leurs établissements respectifs.

Ce concours s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Francophonie, qui regroupe les pays ayant en partage la langue française à travers le monde. La remise des prix aux gagnants est prévue pour la semaine prochaine, selon les organisateurs.

Caleb Zimango Bango