Au cours de la semaine dernière, les éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) se font parler d’eux de plus en plus de manière négative en endeuillant plusieurs familles à travers des tueries bien organisées.

A titre de rappel, le mercredi 6 octobre 2021, sur l’axe Bambari-Alindao, des paisibles citoyens centrafricains sont tombés dans une embuscade tendue par la CPC. Le bilan de cet acte barbare dont le peuple centrafricain ignore encore sa motivation, fait état d’une trentaine de morts et une dizaine de blessés, trois véhicules chargés des marchandises ont été incendiés et cinq motocyclettes saisies entre les villages Liwa et Matchuca après Bambari.

Sept (7) humanitaires ont été kidnappés par les éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) près de Bouca, sous-préfecture située à 285 Kilomètres de Bangui.

Le jeudi 7 octobre 2021 à 5 heures, les habitants de Ngakobo et Bossangoa ont été réveillés par des crépitements des balles des éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement qui ont décidé d’attaquer les positions des FACA. Il y a bien d’autres villes de provinces qui ont été secouées par ces tirs d’intimidation des éléments de la CPC et la population vit peur au ventre.

Si l’on réfléchit à tête froide, l’on dira que toutes ces attaques coordonnées de la Coalition des Patriotes pour le Changement sont porteuses d’un message aux autorités politiques et militaires de la République Centrafricaine. 

Les analystes de la vie politique du pays ont essayé de trouver trois hypothèses qui sont le fondement de ces actes meurtriers et barbares commis par la Coalition des Patriotes pour le Changement sur les paisibles populations. Il s’agit entre autres de boycotter le dialogue républicain en cours, de boycotter la Journée Mondiale de l’Alimentation prévue à Boali et de pérenniser l’insécurité en vue de donner l’occasion au Comité de sanction des Nations-Unies de maintenir l’embargo sur les armes à destination des FACA.

En effet, l’expérience de démontrer que l’histoire se répète toujours en République Centrafricaine. Ceci pour dire qu’après une tension de violence provoquée par la rébellion, le gouvernement centrafricain et ses partenaires, dans le seul souci de restaurer la paix dans le pays, se voient obliger de négocier avec les rebelles, dialoguer et signer des accords qui sont mort-nés dans l’objectif de les associer (ces rebelles) à la gestion du pouvoir.

Cette fois-ci, le président de la République et le peuple centrafricain sont catégoriques à la participation des rebelles à ce dialogue républicain. C’est pourquoi, la CPC veut faire pression sur l’homme de Bangui à travers ces multiples attaques bien organisées ciblant la population civile.

Après ces attaques, le peuple centrafricain a assisté à de nombreuses déclarations qui condamnent ces tueries. Le président de l’Assemblée Nationale Simplice Mathieu Sarandji saisit également cette opportunité pour demander au Gouvernement de prendre les dispositions qui s’imposent, avec le concours des FDS, de la MINUSCA dont la mission en République Centrafricaine est de protéger la population ; et des forces alliées, en vue de garantir la libre circulation des individus sur l’ensemble du territoire national.

Le gouvernement centrafricain doit décrypter ce message que la Coalition des Patriotes pour le Changement veut lui faire comprendre à travers ces attaques en vue d’en trouver des solutions adéquates qui s’imposent afin d’arrêter cette hémorragie dès maintenant.

Il est aussi important de souligner que la saison sèche est proche. L’expérience a démontré dans ce pays que c’est pendant cette période de la saison sèche que les rebelles trouvent judicieux de lancer des assauts sur la capitale. Des dispositions doivent également prises par les autorités politiques et militaires pour empêcher la réalisation d’un éventuel plan machiavélique de la CPC.

Joseh Nzah