Bambari une ville située au centre de la République centrafricaine (RCA), chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, la 5e ville du pays par sa population. Elle fait face à une déforestation de ses forêts de savane par les feux de brousse en cette période de saison sèche. Magonga Eugene, directeur régional N°5 de l’environnement et du développement durable avec résidence à Bambari sensibilise la population, dénonce les mauvaises pratiques et propose des solutions alternatives mais cela n’est pas facile faute de moyens conséquents pour faire ce travail de sensibilisation.
L’on constate à Bambari, la dégradation des forêts de savanes plus graduellement lié à la perte de la capacité des forêts à produire des avantages essentiels à la vie, tels que le bois ou la biodiversité. Les feux de brousses dévastent les régions de savanes, en cette période de saison sèche par les populations.
Magonga Eugene, Directeur régional N°5 de l’environnement et du développement durable qui gère la Kemo, la Ouaka et la Haute-Kotto donne un aperçu des activités de sensibilisations à Bambari : « Effectivement, au niveau de Bambari, je n’ai pas manqué de faire des communications à travers les radios « Lego ti la Ouaka et Be oko » sur place à Bambari. Mes interventions se situent plus sur les feux de brousse. Je leur ai montré les inconvénients des feux de brousses qui créer un disfonctionnement dans le système climatique »
Pourquoi la population ne s’intéresse qu’au feu de brousse ?
Pendant la saison sèche, le temps est sec aussitôt les herbes sont sèches, une certaine partie de la galerie forestière est sèche, et bien que cette population à majorité rurale, mais à chaque fois, elle se livre au système de feux de brousse pour aller chercher les petits gibiers. Maintenant avec le phénomène de charbon de bois qui est devenu un moyen de subsistance de cette population a majorité rurale, ce phénomène se multiplie.
D’autre part, il y a aussi la transhumance, les éleveurs quittent un lieu donné pour un autre lieu, en quittant, ils mettent du feu dans les savanes, ce qui fait que dès le début de la saison sèche, on constate que les herbes sont brulées certains arbres subissent les mêmes effets et les galeries forestières subissent également les mêmes effets. Si bien que, cela est devenu un problème au niveau de la Ouaka en général.
La sensibilisation des communautés
Une fois terminer avec les médias, le directeur régional, repart vers les leaders communautaires et fais ce qu’on appelle la réunion de contacte, pour discuter du feu de brousse, les inconvénients de feu de brousse, ce qui peut arriver quand le feu brule toute la forêt . Aussi il donne de part et d’autre des réponses aux attentes de la population.
Pour Mr. Magonga Eugene, la sensibilisation des communautés est très difficile : « On ne s’arrête de sensibiliser sur les feux de brousse dans chaque communauté à ne pas se lancer dans la mise à feu des forêts de savane. Nous avons des blocus face à ce métier régalien mais, c’est difficile pour aller jusqu’en profondeur. Il faut des moyens de déplacements avec une motocyclette du département mise à ma disposition, il me faut de lubrifiant, de l’essence et s’il n’y en a pas, cela constitue un frein pour les aspects de sensibilisations ».
« Il faudrait sillonner toutes les zones entre autres les cinq communes, alors il faut aller en profondeur pour trouver les maires, discuter avec eux. A travers les maires, on va mettre les relais communautaires, convoquer les conseillers de chaque zone, discuter quitte à eux d’aller vers les communautés et présenter les problématiques liées à l’environnement en faisant des ateliers de renforcement de capacité sur les feux de brousse », a expliqué Magonga Eugene, directeur général régional N°5.
Il est évidemment difficile pour ramener cette population à la raison. Il faudrait mettre en place des mécanismes et des stratégies afin de protéger leurs ressources et de réorienter dans les activités génératrices de revenu et autres afin de bien comprendre et cerner les bienfaits de la forêt.
Les feux de brousse ont des effets néfastes sur l’économie, plus cela freine la croissance des arbres. Ici à Bambari, les seules ressources de la population c’est la forêt et maintenant pour trouver du bois de chauffe, il faut parcourir 10 km en allant.
Toutefois, l’augmentation de la demande en bois de chauffage et l’expansion de l’agriculture vivrière et de l’exploitation du bois génèrent dans la région une dégradation des forêts de plus en plus préoccupante. Le manque cruel des moyens, fragilise les efforts consentis par ces derniers qui, parfois sollicite, des partenaires des appuis et c’est difficile d’avoir une réponse favorable rarement certains interviennent.
« Un espace dédié au reboisement afin d’augmenter le nombre des pieds des arbres à planter chaque année avec cette crise qui affecte la préfecture de la Ouaka, il y a un afflux de la population dans la ville de Bambari donc, le seul moyen de population est d’aller prélever le bois pour la construction de leurs taudis ou autres besoins. Comme le calme est revenu, la sensibilisation doit continuer auprès de ces derniers dans le but de faire cesser de détruire la forêt » a souligne le directeur régional de l’environnement et le développement durable.
Les autorités ont créé à 10 km de la ville de Bambari sur l’axe Kouango, un village intégré de Pladama Ouaka pour les déplacés. Il y avait des coupes d’arbres abusive. Mais avec l’appui de l’OIM pour le reboisement, ce village est embellie et présente un bon climat.
Zarambaud Mamadou

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