24h après de l’arrestation de Me Crépin Mboli-Goumba par les officiers de police judiciaire à l’aéroport Bangui-Mpoko alors qu’il partait pour Douala le 3 mars dernier, le Procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio a dans un communiqué de presse apporté quelques éclaircissements suite à cette arrestation.
Le Parquet de la République près du tribunal de grande instance de Bangui a dans ce communiqué de deux pages souhaité apporter quelques précisions sur l’ensemble de la procédure judiciaire ouverte contre Me Crépin Mboli-Goumba qui selon le procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio, est arrêté pas en tant que président d’un parti mais plutôt comme citoyen centrafricain.
Selon ce communiqué, en date du 20 février 2024 au cours d’un point de presse, Me Crépin Mboli-Goumba, délibérément s’en est pris aux magistrats en activité qui seraient selon Me Crépin Mboli-Goumba à l’origine de non aboutissent des divers procédures plaidées par son cabinet.
Pour le Procureur Benoît Narcisse Foukpio, ces propos sont de nature à porter atteinte à l’honneur et à la dignité, susceptibles d’être qualifiés de diffamation et d’outrage à magistrats.
Toujours selon lui, les magistrats Gbazialé Alain, Gallo Jean Louis, Gonda Gérard Valéry et de leur collègue Parfait Biaketé qui sont cités nommément par Me Crépin Mboli-Goumba lors de sa conférence de presse ont pris comme conseil Me Rigo-Beyah Parse ont saisi le Parquet de la République près le tribunal de la grande instance de Bangui par le dépôt d’une plainte collective en date du 29 février c’est-à-dire neuf jours après la conférence de presse de Me Crépin Mboli-Goumba.
A en croire ce dernier, le Parquet de la République a orienté cette plainte à l’Office central de répression du banditisme (OCRB) pour les faits susceptibles d’être qualifiés de diffamation et d’outrage à magistrats conformément aux dispositions des articles 132, 133, 134, 135, 136, et 139 du code pénal centrafricain.
Le Procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio a aussi ajouté que Me Crépin Mboli-Goumba jouit du droit d’être assisté par ses conseils, les membres de sa famille et son médecin conformément aux dispositions des articles 48 et 49 du code de procédure pénale.
Christian Steve SINGA.

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