La République centrafricaine et le Burkina Faso entendent tisser un partenariat économique. Dans cette optique, les deux pays ont organisé, ce jour à Bangui, un mini-forum d’affaires RCA–Burkina Faso. Plusieurs projets de coopération sont au cœur de cette initiative.
Trois priorités ont été définies à l’occasion de cette rencontre : la conclusion de contrats concrets, la mise en place de garanties juridiques et la création d’un mécanisme de suivi du partenariat entre les entrepreneurs centrafricains et burkinabés.
Pour les deux parties, cette initiative marque le point de départ d’une coopération économique durable entre la République centrafricaine et le Burkina Faso.
À la tête de la délégation des jeunes entrepreneurs burkinabés, le promoteur de Faso Craie, Rabin Goro, a affirmé que leur mission est de bâtir un partenariat solide.
« C’est avec un esprit de partenariat, de confiance et de responsabilité que la délégation des jeunes opérateurs économiques burkinabés se présente devant vous aujourd’hui. Malgré notre jeunesse, nous sommes animés par la vision du capitaine Ibrahim Traoré, qui nous invite à promouvoir le Burkina Faso à travers l’Afrique et à valoriser les produits africains dans le monde. Nous sollicitons votre accompagnement afin de créer un environnement favorable à une coopération Sud-Sud, fondée sur le principe du gagnant-gagnant, pour promouvoir le Made in Burkina Faso en République centrafricaine et contribuer au développement du continent ainsi qu’à l’éveil des consciences. »
Le chef de la délégation a également annoncé un projet d’installation d’une Galerie Faso à Bangui. Cette structure a pour objectif de servir de passerelle économique entre les deux pays.
« Si notre délégation a choisi de commencer cette dynamique en République centrafricaine, ce n’est nullement un hasard. Votre pays occupe une position stratégique au cœur du continent africain. Il constitue un trait d’union entre plusieurs espaces économiques et une porte naturelle vers le marché de l’Afrique centrale. Nous y voyons bien davantage qu’un marché : nous y voyons un partenaire de développement et une plateforme de coopération économique appelée à jouer un rôle majeur dans les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Notre ambition dépasse largement l’ouverture d’un simple espace commercial. Nous voulons créer une plateforme où les entreprises burkinabées pourront présenter leurs produits, rencontrer des distributeurs, nouer des partenariats, conclure des contrats et développer des investissements communs avec leurs homologues centrafricains. En d’autres termes, nous voulons bâtir un pont économique durable entre nos deux pays. »
Selon les promoteurs de cette initiative, l’objectif est de créer davantage d’emplois, de transformer plus de matières premières localement, de renforcer le secteur privé, de réduire la dépendance aux importations et d’offrir à la jeunesse des perspectives entrepreneuriales.
Du côté centrafricain, le ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur privé, Hyppolite Ngaté Robard, a présenté les nombreuses opportunités d’investissement qu’offre la République centrafricaine, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des mines, de l’élevage et du tourisme.
Il a rappelé que ces hommes d’affaires sont à Bangui à la suite de sa dernière mission au Burkina Faso, où ils ont manifesté leur intérêt venir exploiter les différents opportunités d’affaires que dispose la Centrafrique.
« Ce dialogue aboutit donc à ce mini forum que nous organisons. Cet ensemble d’opérateurs économiques est intéressé à faire la promotion des réalisations produites par les industries purement africaine. Et ils sont là pour dégager le modèle qui est implanté au Burkina Faso. C’est-à-dire des produits Made In Burkina Faso. Ils viennent non seulement s’implanter chez nous, profitons des opportunités d’affaires offertes par le pays. En dehors de cela, l’objectif est d’implanter cette galerie où les produits Burkinabés vont être vendus par eux-mêmes. La même Galerie à la centrafricaine sera ouverte aux burkinabés pour que des produits centrafricaine soient exposés au Burkina Faso. » A-t-il déclaré.
Le ministre a assuré que le gouvernement œuvre sans relâche à l’amélioration du cadre juridique, notamment à travers la révision du Code des PME et du Code du commerce. Il a également invité les entrepreneurs centrafricains à saisir cette opportunité de coopération avec leurs homologues burkinabés.
À l’issue de ce forum, la signature d’un mémorandum d’entente est attendue. Ce document définira le cadre de collaboration entre les deux pays.
Cette rencontre est organisée par le ministère centrafricain des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur privé autour du thème : « Écosystème économique centrafricain : secteurs porteurs, opportunités d’investissement et cadre juridique. »
Déus Gracias Tchémanguéré

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