En prélude de la journée internationale de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le forum de la société civile de Bangui, Bimbo et Bégoua en partenariat avec la Division des Droits de l’Homme de la Minusca avait organisé une table ronde à l’occasion de la Soixante quinzième années de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme célébrée au tour du thème : « l’intégration de l’approche des droits de l’homme dans les politiques locales : voix des acteurs communautaire ».
La déclaration Universelle des Droits de l’Homme est célébrée le 10 décembre de chaque année. A cet effet, une table ronde a été initiée par les organisations des défenseurs des Droits de l’Homme au profit des différents leaders des communautaires et des associations dans le but de promouvoir le respect des droits de l’homme en Centrafrique.
Tranquilin Pacôme Gombe, vice-coordinateur du forum de la société civile de Bangui, Bimbo et Bégoua précise l’intérêt de cette activité : « Nous avons convié ces leaders afin d’étudier les engagements pris par l’État en faveur des Droits de l’Homme à travers sa politique nationale des Droits de l’Homme et pour identifier les actions que ces acteurs communautaires vont mener pour promouvoir et protéger les Droits humains ».
En ce qui concerne l’état des droits de l’homme en Centrafrique précisément dans l’arrière-pays, ce dernier a fait savoir qu’il y a vraiment des violations massives des droits dans certaines villes dont il n’y a pas de l’autorité de l’État. Il a souligné que le gouvernement a ratifié beaucoup de textes et déployé des efforts pour lutter contre la violation des droits de l’Homme dans son ensemble.
Après cet atelier, le forum de la société civile compte organiser des cafés débat afin de préparer des notes de plaidoyer et soumettre au Gouvernement pour renforcer les organes qui militent pour la défense des Droits de l’Homme en Centrafrique : « Je demande à la population centrafricaine si une personne est victime de cas de violations des Droits de l’Homme, c’est mieux de dénoncer aux autorités compétentes. Nous demandons au Gouvernement de mettre les moyens à la disposition des organes qui font la promotion et les Droits de l’Homme en Centrafrique ».
En rappel, la date du 10 décembre a été choisie pour honorer l’adoption par l’Assemblée Générale des Nations-unies et de la proclamation du 10 décembre 1948 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe.
Milca Bissidi

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