A Bambari à pk 8, sortie de la ville vers le sud, un village paisible « Ngalingou » avec ses habitants vaquent dans leurs occupations librement, sans inquiétude à cause des patrouilles incessantes des forces de la Minusca et notamment le contingent congolais qui parcours entre 25 à 30 kilomètres pour la sécurité des habitants de ces localités.
Dakpa Pininga Pierre, chef du village Ngalingou en même temps chef de groupe de 9 villages environnants, donne un aperçu sur la vie des déplacés : « Les conditions de vie des déplacés de pk8 sont un peu difficile et légèrement améliorées grâce à l’appui de l’Etat Centrafricain qui leur a construit un petit logement afin qu’ils regagnent les maisons. D’autres ont déjà regagné leurs maisons, c’est ce que nous avons constaté et cela nous a plus »
« Nous avons plus de 3 milles déplacés sur ce site. Ils sont venus de Ndachima, Ippy, Tagbara et Agoudou car leurs maisons ont été détruites. Certains ont voulu rentrer chez eux, d’autres non parce qu’ils ont cultivé la terre et ils se sentent mieux en ce lieu alors qu’ils avaient tout perdu chez eux. Il faut les assister dans le cadre de développement », lance le chef de groupe.
Un problème d’éducation et de la santé
Par ailleurs, le chef du village a fait observer un manquement grave du côté de l’éducation: « Ici, nous avons ce problème de l’éducation, l’enseignement est fait par les maitre-parents avec un seul directeur de l’école. Nous demandons au Gouvernement de nous envoyer des enseignants qualifiés pour mieux encadrer nos enfants. C’est difficile pour qu’un seul directeur puisse prendre plusieurs classes », se plaint Dakpa Pininga Pierre, chef du village Ngalingou.
Il plaise aussi pour le renforcement des capacités des maitre-parents.
Dakpa Pininga Pierre souligne que son village compte juste un petit centre médical au profit des déplacés. Mais, les acteurs humanitaires ont promis construire un dispensaire dans le cadre des actions de développement envisagées. Ce dispensaire pourra être doté des personnelles qualités pour veiller sur la santé de la population dans son ensemble.
Selon le chef de groupe, avec la présence de la Minusca, il y a paix dans la ville de Bambari. « Grâce au contingent congolais de la police, nous sommes en sécurité et en paix, jour et nuit. Ils sont toujours en patrouille, cela nous rassure. Les enfants peuvent aller à l’école sans inquiétude autant aussi pour les femmes qui partent aux champs et on entend plus parler de braquages, vols et de viols des femmes ni parler des rebelles dans notre localité », a rassuré Dakpa Pininga Pierre, chef du village Ngalingou.
Une colonne des véhicules des forces de la Minusca quitte la base pour la patrouille sur les axes, et ce parcours de 30 kilomètres se termine dans le centre-ville de Bambari en passant par les quartiers, les zones administratives, commerciales et populaires dans l’objectif d’assurer la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes.
Le chef des forces de la Minusca, se dit content de la confiance que la population a accordée à la Minusca au vu des patrouilles et des rencontres de proximité : « Ce que nous faisons régulièrement sont des patrouilles pour remettre la confiance dans la mémoire des populations, échanger sur les besoins qui les préoccupent dans leurs localités et intervenir conjointement de manière ponctuelle dans les malentendus ou incidents avec les éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) ».
La cohésion sociale existait bien déjà avec les sensibilisations faites par la Minusca et les autres acteurs, ce qui a permis d’être ensemble et de travailler en parfaite symbiose.
Il est à noter, qu’il y a de cela 6 ans, la Minusca a demandé au chef rebelle de UPC, Ali Darassa de quitter la ville de Bambari avant de la déclarer « ville sans arme ». Cette ville tente de renaitre de ses cendres.
Zarambaud Mamadou

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