Une visite de travail a été effectuée dans l’après-midi du 5 juillet 2023 sur le champ solaire de DANZI situé à pk 20 sur la route de Boali par le partenaire de la Banque mondiale et des membres du gouvernement.

La visite a connu la présence de Cheick Fantamady Kanté, nouveau directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale, Représentant de la Banque Mondiale en Centrafrique Guido Rurangwa et des Ministres chargé du Développement de l’Énergie durable et des Ressources hydrauliques Arthur Bertrand Piri et du Ministre chargé de l’Équipement et des Travaux publics Guismala Amza.

Le but est de voir l’évolution du travail. Ce déplacement est organisé par le bureau de la Banque Mondiale qui est le premier partenaire de la RCA.

Le Représentant de la Banque Mondiale pour l’Afrique centrale Cheick Kanté accompagné des 2 membres du Gouvernement sur le champ solaire de DANZI pour voir l’avancement de cet ouvrage important. Une fois sur le site, la  délégation a effectué une visite dans différents services afin de palper du doigt l’évolution de ces travaux qui s’inscrivent dans le cadre du projet d’urgence de fourniture et d’accès à l’électricité (PURACEL). 

Le premier partenaire est satisfait des travaux qui sont presque terminés. Il y a beaucoup d’attente par rapport à quand est ce que l’énergie va arriver dans les ménages et il a eu l’assurance de la part des entreprises qui ont la charge de la mise en œuvre de cet ouvrage que tout sera mis en œuvre rapidement, avant que la phase finale puisse être assurée.

Il rassure au nom de la Banque Mondiale qu’il est satisfait  de  témoigner que la RCA malgré le contexte national qu’il connait aujourd’hui peut exécuter un projet de cette envergure 25 MWc d’énergie solaire qui bientôt va être livrée dans les foyers à Bangui et dans plusieurs villes du pays.

Cheick Fantamady Kanté, Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, la République Centrafricaine et la Guinée Equatoriale s’en explique: «Je pense que la conjoncture actuelle prône les efforts de tout le monde. Donc, le gouvernement à travers le ministère a fait ce qu’il devait faire. Vous savez que tous les équipements viennent de très loin avec la conjoncture qui prend le temps par voie maritime et terrestre. Et tout est mis en œuvre, pour la Banque Mondiale, nous avons su jouer nos partitions avec l’équipe qui est sur place. Pour vraiment agir de façon habile pour que les avis de non objection soit donnée le plus rapidement possible et donc ensemble je pense que la Banque Mondiale, le Gouvernement et les entreprises qui exécutent sur le terrain, que chacun joue sa partition et que rapidement on puisse amener cette énergie dans le foyer».

Les 5 jours de coupures de la mi-juin étaient simplement pour des questions techniques.  L’entreprise qui exécute ces travaux reste encore dans les travaux techniques, la connexion des câbles et certains réglages au niveau du site. Mais ces 5 jours ont permis d’avancer techniquement. Ils attendent encore l’arrivée de quelques conteneurs avec un  certains nombres de matériels pour finaliser ce volet technique afin maintenant d’aller vers l’injection de courant sur le réseau.

«Nous sommes aussi satisfaits. Je profite pour saluer le passage du Directeur des opérations qui est venu regarder et apprécier avec nous l’évolution des travaux sur le terrain. C’est vrai qu’on a noté quelques retards dû peut être à des problèmes des opérations, vous savez que les conteneurs quittent de très loin de l’Asie pour arriver. Nous n’avons pas une façade maritime. Et donc, ils arrivent d’un pays frère qui nécessite toute une opération de transit, de douane pour que cela arrive chez nous. Donc,  on a enregistré quelques petits retards mais nous sommes en train de régler ce problème pour corriger et effectivement rattraper ce retard. Et nous voulons également aussi bien que la Banque Mondiale nous appuie fortement. Nous continuons à travailler avec cette entreprise de tel moyen pour qu’on puisse arriver à la distribution réelle de l’électricité à la population de Bangui et ces environs», a expliqué le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique Arthur Bertrand Piri.

Pour le membre du gouvernement, l’arrivée des derniers équipements permettra de lancer cette centrale solaire avant la fin de l’année 2023.

Le coût total de la réalisation de ce projet est de 65 millions de dollars américains, sur une durée de 5 ans et il est déjà à sa fin. Ce champ solaire occupe une superficie de 74 hectares et une énergie de 25 MWc.

Sa mise en ligne permettra d’augmenter la capacité en fourniture d’électricité et de réduire les temps de délestage.

Dorcas Bangui Yabanga