Pour la mise en œuvre des services communautaires de garde d’enfants dans les espaces sûrs, le projet Maïngo, à travers le groupement CPADES Kodé Ti Kwa, a lancé une formation destinée aux mères gardiennes. L’objectif général est de renforcer leurs capacités sur le concept de coopératives de garde d’enfants afin de leur permettre de mieux gérer les garderies communautaires.

Ces mères gardiennes sont venues de Bimbo et Bégoua. Elles sont formées pour s’occuper des enfants des adolescentes et jeunes femmes qui suivent des formations dans les espaces sûrs. Olivia Siki, mère gardienne du village Yombo et participante à cette formation, explique son travail : « Dans mon village à Yombo, je garde souvent les enfants dans le cadre du projet Maïngo. Les adolescentes et jeunes femmes viennent parfois avec leurs enfants pendant les formations. Pendant ce temps, je m’occupe d’eux. Nous leur donnons à manger, nous les lavons lorsqu’ils se salissent et nous veillons sur eux jusqu’au retour de leurs mamans après la formation. »

De son côté, Prudence Pélagie Tamawo, mère gardienne de Liton au PK 22 sur la route de Damara, témoigne de l’importance de cette formation.

« Je suis vraiment satisfaite de cette formation. J’étais auparavant une AJF et aujourd’hui je suis devenue mère gardienne. On nous a appris comment garder les enfants dans une garderie afin de permettre à leurs mamans de terminer leurs formations. On nous enseigne également comment détecter les enfants malnutris. Si la malnutrition est sévère, l’enfant doit être envoyé à l’hôpital. Mais si elle est modérée, nous donnons des conseils à la maman pour améliorer l’alimentation de l’enfant avec des vitamines et des légumes afin qu’il retrouve un poids normal. »

Pour le projet Maïngo, cette formation est primordiale. Gervais Fangdji, responsable du programme de soutien au sein du groupement CPADES Kodé Ti Kwa, explique les objectifs recherchés :

« L’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des mères gardiennes sur les coopératives de garde d’enfants. Parmi elles, certaines ont déjà travaillé avec nous lors de la phase précédente et ont été identifiées à travers nos activités et nos conférences. À ces anciennes s’ajoutent de nouvelles mères gardiennes. Les garderies accueillent principalement les enfants des AJF, c’est-à-dire des adolescentes et jeunes femmes ayant des enfants de 0 à 5 ans. Ces enfants sont gardés afin de permettre à leurs mamans de participer pleinement aux formations organisées dans les espaces sûrs. Pour cette session, nous formons 64 mères gardiennes. Parmi elles, 4 serviront dans les espaces scolaires et les 60 autres dans les villages et les communautés. »

Avec cette nouvelle formation, le nombre total de mères gardiennes atteint désormais 608, recrutées dans six préfectures : le Grand Bangui, la Kémo, la Nana-Gribizi, la Ouaka, l’Ouham-Pendé et la Mambéré-Kadéï. Elles assureront les services communautaires de garde d’enfants pré-identifiés au sein des espaces sûrs communautaires et scolaires, afin d’améliorer la qualité et l’efficacité des interventions.

Déus Gracias Tchémanguéré