La Plateforme Interconfessionnelle de la Jeunesse Centrafricaine (PIJCA) a présenté ce samedi 20 février son rapport général d’activités menées en 2020 avant d’évoquer les projets à mener en 2021. Cette plateforme de la société civile se félicite des projets menés malgré l’insécurité et la Covid-19 qui ont ralenti leur élan.

Cet exercice devant les professionnels des médias a permis à l’équipe de la PIJCA de parcourir les projets réalisés durant l’année 2020. Même si, sur le plan administratif, une reforme a permis de mettre en place un conseil d’administration sous l’assemblée générale qui est l’organe suprême et un bureau exécutif, cette organisation de la jeunesse avait prévu sept projets en 2020.

« Nous avons juste réalisé deux projets en 2021, et à 50% à cause de la pandémie de la Covid-19 qui a touché notre pays et l’insécurité dans les zones de mise en œuvre de nos projets », a déclaré Michel Belfort Gbangopet Atachi, président du Conseil d’Administration de la PIJCA.

La venue à Bangui d’une organisation de la société civile tchadienne pour s’inspirer des expériences  de la PIJCA, la mission de reportage d’un journaliste de Médiapart, l’exécution de projet d’autonomisation économique de l’antenne de Boda, l’exécution du projet du KM5 et des reportages réalisés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 sont des points forts des activités menées par cette plateforme.

A Boda dans la Lobaye,  30 médiatrices sociales et 30 groupements des ex-combattants ont bénéficié de l’appui de la PIJCA, sans oublier l’appui institutionnel à la Mairie de Boda et à la Maison des jeunes.

« L’impact de ce projet est que les ex-combattants bénéficiaires de nos appuis ne se sont pas adhérés à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une rébellion qui attaque le pays », a fait observer Michel Belfort Gbangopet Atachi.

Cependant à Bangui, précisément au KM 5, au moins 27 organisations des femmes ont directement bénéficié des activités génératrices de revenu ainsi que 50 femmes peulhs. L’Union des Jeunes Musulmans de Centrafrique a été aussi appuyée et l’appui à 60 militantes sociales pour la paix.

Pour Michel Belfort Gbangopet Atachi, des ex-autodéfenses formés et bénéficiaires du projet de la PIJCA ont été ensuite recrutés et formés par le gouvernement pour intégrer les rangs des forces armées centrafricaines.  « C’est aussi un impact direct de nos activités au KM5 », a-t-il ajouté.

Projets de la PIJCA pour l’année 2021

La formation et l’appui de 60 médiatrices sociales de Km5 et de quartier Boeing pour des activités génératrices de revenu ainsi que le suivi de toutes les organisations bénéficiaires font partie des projets de 2021 présentés par la PIJCA.

« Nous aurons un projet lié à la gestion du couloir de transhumance que nous allons dérouler dans les zones frontalières avec le Tchad et le Cameroun », a annoncé le président de la PIJCA.

Pour la PIJCA, la mise en œuvre des projets prévus pour l’année 2021 sera conditionnée par l’amélioration du climat sécuritaire à l’intérieur du pays, là où elle compte étendre ses activités.

Cette organisation, dans la réalisation de ses activités est soutenue par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement.

Fridolin Ngoulou