Le ministre conseiller en communication, porte-parole de la Présidence de la République Albert Mokpeme-Yaloké a conféré avec la presse le week-end dernier. Quelques sujets d’actualité ont été abordés, à l’exception de l’arrestation puis de libération des militaires français dont il estime qu’il s’agit d’un sujet de la justice.

Oubangui Médias : Monsieur le ministre conseiller en communication, porte-parole de la Présidence de la République, le pays s’approche vers le grand rendez-vous du dialogue République. A quel niveau se situe l’organisation ?

Albert Mokpeme Yaloké Aujourd’hui, nous travaillons pratiquement tous les jours pour aller au dialogue. Nous avons lancé des invitations aux différentes entités qui seront présentées au dialogue Républicain, de nous envoyer la liste des participants. A l’heure actuelle, nous avons 70 entités conviées. Le nombre des représentants varie de un à vingt par entité. Donc nous aurons au moins 400 représentants à ce dialogue. Il y a des entités qui nous ont déjà répondu, d’autres en cours.

Nous irons au dialogue à la date prévue et qui sera confirmée par un décret présidentielle. Ce que je vous confirme est que le gouvernement a le financement nécessaire pour organiser ce dialogue. Les partenaires s’engagent de plus en plus à donner des moyens aussi bien financiers que logistiques et matériels pour l’organisation de ce dialogue. Donc nos partenaires ont été mis à contribution sur le plan logistique. Le transport des autorités en provinces.

La diaspora et nos représentations diplomatiques à l’étranger sont aussi conviées pour prendre part à ce dialogue.

Ce dialogue sera une occasion d’échanger les points de vue, les opinions. Il y aura différentes thématiques selon les commissions qui sont chargées de dresser des recommandations qui conduiront à prendre des engagements. Tout sera dit comme cela a été dit en avril 2021 lors des consultations nationales dont les conclusions conduisent à l’organisation de dialogue en cours. Il n’y aura pas des sujets tabous.

En rappel, les forces vives de la Nation s’étaient convenues qu’il ait le dialogue républicain, en République Centrafricaine, entre centrafricains, par des centrafricains. Nous en voulons plus des médiations étrangères, elles ne nous mènent nulle part. De ce dialogue doivent être autour de la table tous ceux qui respectent les institutions de la République. La guerre, nous n’en voulons plus, discuter avec les groupes armés, nous n’en voulons plus. Nous devons nous tourner le dos à la rébellion pour nous tourner vers le développement économique et social. Les gens ont dit, nous devons réfléchir sur l’éducation, le système sanitaire, le civisme, sur nos valeurs culturelles… Voilà ce qu’on a entendu et qui guident aujourd’hui l’organisation du présent Dialogue Républicain.

Oubangui Médias : Le secrétaire général de l’ONU vient de nommer la rwandaise Valentine Rugwabiza à la tête de la Minusca, comment apprécier-vous cette nomination si l’on sait que la Centrafrique et le Rwanda sont dans les bonnes relations ?

Albert Mokpeme Yaloké Je l’ai vu avec notre ministre des affaires étrangères sur la photo, les deux étaient souriantes et j’ai compris que c’était une satisfaction de notre diplomatie. La nouvelle cheffe de la Minusca est une diplomate qui connait son travail. Nous avons une très bonne relation avec le Rwanda et nous pensons que compte tenue de la coopération bilatérale, avec le Rwanda, nous aurons un peu plus de compréhension par rapport aux problèmes que nous présenterons au niveau de la Minusca. C’est une Dame qui occupe pour la première fois la tête de la Minusca, nous attendons beaucoup aussi d’elle.

Mains attention, elle n’est pas venue travailler pour le Rwanda, mais elle est venue au nom des Nations-Unies. Elle a une mission qui lui est confiée par les Nations-Unies. Nous ne devons pas rentrer dans les procès d’intention. 

Oubangui Médias : La Russie, grand soutien de la Centrafrique entre en guerre contre l’Ukraine, quelle est déjà la position de la Centrafrique face à cette attaque ?

Albert Mokpeme Yaloké Il n’a pas encore une déclaration de la présidence de la République à ce propos. La fédération de Russie est un pays partenaire, un pays allié qui nous a aidés  dans des moments difficile, ce qui nous a permis de sortir de situation difficile. Je pense que notre diplomatie va  étudier la position officielle à prendre. Madame le ministre des Affaires étrangères est en voyage, dès son retour, elle va présenter un dossier au conseil des ministres, ce qui permettra au gouvernement  et à l’Etat centrafricain de donner une position officielle.

Propos recueillis par Fridolin Ngoulou