Cette position, exprimée lors d’une interview exclusive avec le chef du service de communication de la Cour pénale spéciale (CPS), Gervais Bodagay met fin aux inquiétudes liées à la participation de l’ancien chef d’État centrafricain François Bozizé au procès de Bossembélé.

L’ouverture de ce procès, très attendue par plusieurs victimes des tueries commises entre 2003 et 2013, période durant laquelle François Bozizé était au pouvoir, est prévue pour le 16 juin prochain.

Pour l’instant, le principal suspect, en l’occurrence l’ancien chef d’État François Bozizé Yangouvonda, mis en cause dans cette affaire « pour des faits allégués de meurtre, d’emprisonnement ou autres formes de privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international, de torture et actes inhumains, de disparitions forcées de personnes, ainsi que d’autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale, commis sur le territoire centrafricain, notamment à Bangui, Bouar et Bossembélé, y compris au Centre d’instruction militaire et à la maison d’arrêt, entre février 2009 et le 23 mars 2013 », est toujours en exil, tandis que ses trois coaccusés ont déjà été arrêtés par la justice.

Selon la CPS, s’il ne se présente pas à Bangui avant le 16 juin, il sera jugé par contumace. « Quoi qu’il en soit, des communiqués ont également été diffusés à l’endroit même de François Bozizé afin de lui permettre de se rendre à la justice de son pays. Il sera jugé équitablement et bénéficiera, à cette occasion, des garanties prévues par les règles du droit en ce qui concerne sa défense », a expliqué Gervais Bodagay.

« Dans le cas où il ne se présenterait pas le 16 juin 2026, il sera donc jugé par contumace. Pour cela également, la Cour pénale spéciale mettra à sa disposition un avocat qui assurera sa défense dans le cadre de cette procédure », a-t-il ajouté.

Il convient de rappeler que, par le passé, la Cour pénale spéciale avait déjà lancé un mandat d’arrêt international contre François Bozizé afin que les États sur le territoire desquels il pourrait se trouver soient en mesure de l’arrêter et de l’extrader vers la République centrafricaine. Une démarche qui n’a jusque-là pas abouti. Une situation qui relève notamment des accords bilatéraux entre la RCA et le pays où il se trouverait actuellement.

Déus Gracias Tchémanguéré